Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /Août /2008 18:18

Nous voici donc arrivés à Sydney, dernière étape de notre fantastique voyage.

 

Sydney est la plus grande ville d’Australie avec 4 millions d’habitants. C’est ici que la première colonie anglaise s’est implantée en 1788. Sydney est aujourd’hui une ville très dynamique, très touristique. Les Jeux olympiques de l’an 2000 sont le symbole de ce dynamisme.

 

Pour commencer, profitant de notre dernier jour avec le campervan, nous allons sur une des plages les plus célèbres de Sydney, Manly beach. Elle est située dans la banlieue de Sydney, au nord. En cette saison, l’océan n’est pas propice à la baignade, il y a par contre des dizaines de surfeurs dans l’eau.


 


A partir de là, une petite route nous conduit par hasard dans un parc national dominant l’entrée de la baie de Sydney. La vue est magnifique. Nous apercevons la ville et ses gratte-ciel au loin.

 


Sydney est située dans une immense baie, protégée des courants et des tempêtes de l’océan. C’est une des plus grandes et plus spectaculaires baies du monde. C’est cet emplacement privilégié qui a poussé les premiers colons à s’installer ici. Ils se sont alors établis à Sydney Cove (aujourd’hui circular quay d’où partent les ferries.)

A droite de la photo on peut voir les premiers bâtiments de Sydney. Le cœur historique de Sydney est ici, c’est le quartier des Rocks.

 


Dans la baie, la côte est très découpée. Vue d'en haut, on a l'impression qu'il y a de l'eau de partout.

 

 

 

 
C’est pour cela qu’en plus du train et des bus, on peut aussi se déplacer en ferries ou en taxi bateau.

 

 
Mais il y a aussi un autre moyen de transport étonnant à Sydney, le monorail, qui fait une boucle au cœur de la ville.

 


Le symbole de la ville, connu dans le monde entier, c’est l’Opéra. Avec son architecture si particulière en forme de coquillages ou de voiles et son emplacement, au cœur de la baie, c’est une des images emblématiques de la ville et même d’Australie.

La construction de cet édifice fut assez mouvementée. Commencé en 1959, suite à un concours d’architectes remporté par le danois Jorn Ultzon, les travaux ne s’achèveront qu’en 1973. Entre-temps, en 1966, suite aux dépassements de budget, aux contretemps et aux nombreuses polémiques, Jorn Ultzon a démissionné. Il n’est toujours pas revenu en Australie voir son œuvre. Le budget initial de 7 millions de dollars sera largement dépassé puisque l’opéra coutera au total 107 millions de dollars.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Vue de l’intérieur.



 






Nous profiterons pleinement de l’opéra avec une visite complète des 5 salles de spectacles et nous irons même à un concert de musique classique (Emmanuel Ax joue Mozart) dans la grande salle qui peut accueillir 2680 spectateurs.


L’autre grand symbole de la ville c’est le pont qui traverse la baie, le « Harbour bridge ». Avant sa construction, en 1932, il fallait faire de nombreux kilomètres pour se rendre de l’autre côté de la baie.

 

 

 

 

 « Le Harbour bridge » vu depuis l’opéra.


Mais Sydney, c’est aussi la Sydney Tower. Avec ses 305 mètres de haut, elle domine la ville. C’est la deuxième plus grande tour d’observation de l’hémisphère sud. Nous y sommes montés en fin de journée profitant d’un magnifique coucher de soleil sur la baie de Sydney.

Elle fait aussi office de restaurant et de château d’eau. Elle fut achevée en 1981.



 

Lors de notre séjour à Sydney nous avons eu aussi l’occasion de faire une petite croisière d’observation de baleines. Nous étions trop en avance pour les voir plus au nord sur la côte mais nous sommes cette fois dans les temps puisqu’elles passent en nombre au large de Sydney au moment où nous y sommes.

 

Malheureusement, ce jour là, la mer est un peu agitée et les baleines que nous verrons ne seront pas très joueuses et curieuses !


Sydney est une ville très cosmopolite. Nous sommes vraiment étonnés de voir autant d’étrangers. Nous entendons souvent parler français dans les rues et pas seulement des touristes, aussi beaucoup de gens sortants des bureaux ! Mais surtout, il y a énormément de chinois. On a souvent l’impression d’être à Pékin. Beaucoup d’enseignes sont écrites en anglais et en chinois et même seulement en chinois dans certains quartiers.

 


Nous allons aussi à Bondi beach, en banlieue, au sud de la ville. C’est la plage la plus connue du pays. Tous les australiens connaissent Bondi. Un feuilleton télévisé mettant en scène les sauveteurs de cette plage remporte un grand succès.

 

 

Nous avions beaucoup aimé Melbourne, nous adorons Sydney. Ce sont deux villes totalement différentes. Melbourne est sage, discrète, mais a son charme. Sydney est spectaculaire. Les panoramas sont souvent à couper le souffle, en particulier lorsque l’on traverse la baie en bateau. L’opéra et le Harbour bridge sont des monuments magiques, en particulier de nuit.

Sydney est une citée envoutante et les nombreux éloges que l’on peut entendre au sujet de cette ville sont loin d’être exagérés !

 

 

24 juin :


Fin du voyage. C’est le cœur gros que nous prenons l’avion, au petit matin, nous ramenant en Europe, en passant par l’île Maurice.

Nous sommes heureux de retrouver nos familles, nos amis, mais tristes de quitter ce continent magique qui nous a émerveillé. Nous y avons fait de merveilleuses rencontres que nous espérons revoir ici ou en France. Nous avons vu tant de choses différentes et incroyables pour nos petits yeux d’européens. Ce voyage restera une expérience extraordinaire qui marquera nos vies pour toujours.

Et pour ceux à qui notre récit donnerais des envies mais qui hésiterais à se lancer dans l’aventure, nous ne dirons qu’une chose : Foncez !

En ce qui nous concerne, nous avons encore beaucoup de choses à voir ici en particulier la côte ouest réputée pour être encore plus sauvage que ce que nous avons pu voir. Et puis nous retournerons dans le désert dont nous sommes tombés amoureux. Uluru et les Olgas nous appellent dès que l’on ferme les yeux… Les australiens et leur mode de vie nous manquerons aussi surement de retour en Europe. La vie semble si facile ici, avec moins de contraintes, plus d’insouciance et de détachement et surtout moins de stress ! Pour les australiens, rien de plus important que de profiter simplement de la vie entre amis ou en famille autour d’un barbecue avec bière à la main.


C’est pour tout cela que nous reviendrons.

Par JustineThierry
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 06:59

4 juin :


Sur la route qui nous mène de Cairns à Brisbane, nous nous éloignons un peu de la côte pour découvrir le plateau et les montagnes qui dominent Cairns. Le plateau, avec ses terres volcaniques fertiles, est très agricole.

Nous trouvons des champs de manguiers et, plus étonnant, des cultures de café.

 

 

Manguiers.

 

 

Café.

Les fruits rouges sont les fruits mûrs qui vont être ramassés d’ici quelques jours grâce à une machine semblable à une machine à vendanger. Seuls les fruits mûrs tombent, il faudra repasser dans quelques semaines pour tout récolter.
Il y a quelques plantations de café et de thé dans la région mais elles ne sont tout de même pas très nombreuses.

Sur le bord de route il y a de nombreux petits stands où l’on peut acheter des fruits de la région. Ils sont à disposition et il suffit de laisser l’argent dans une petite boîte. Nous sommes assez surpris mais finalement ces petits stands reflètent assez bien l’ambiance générale en Australie. Les gens sont plus respectueux, en particulier dans les campagnes. Il serait probablement plus risqué de faire ça en France…

 

 


Lors de nos différentes marches dans la rainforest nous avons vu de magnifiques ficus mais ici, sur le plateau, nous voyons le plus gros connu de la région. En fait, certaines espèces de ficus peuvent se développer sur d’autres arbres. Ici, le ficus a fini par étouffer son arbre hôte. Ses racines forment un impressionnant rideau de plus de 15 mètres de haut. Ce sont bien des racines, et non des branches. Comme les palétuviers, les ficus envoient des racines aériennes.
 

 

Rideau de racine formé par un ficus.


Lorsque les routes traversent des forêts, nous voyons de nouveaux panneaux : il y a ici des « tree-kangaroos » c'est-à-dire des kangourous des arbres. Ce sont de petits kangourous qui vivent dans les arbres et ressemblent un peu à des singes. Des petits ponts de corde traversent parfois les routes pour leur faciliter le passage.

 

 

Toujours sur le plateau qui domine Cairns, nous voyons une nouvelle fois de jolies petites chutes d’eau mais elles sont loin d’égaler celles de Kakadu !

 

Chute d’eau du plateau d’Atherton Tableland.

 

5 juin :

Après le plateau agricole et un aperçu de l’arrière pays du Queensland, retour sur la côte à Mission Beach, une plage en vogue de la région. Et une nouvelle fois une immense plage de rêve déserte.

 

 

Et 600 km plus tard nous arrivons à Airlie Beach, une station balnéaire en vogue. C’est la porte d’accès à l’archipel des Whitsundays qui compte 74 îles situées entre la côte et le récif corallien.

Sur l’île la plus grande, Whitsunday, se trouve une des plus belles plages du pays, 7 km de sable blanc : la plage de Whitehaven.

 

 

Les guides vont nous préparer un barbecue sur cette plage pour le lunch (les australiens adorent les « barbies » !). Pendant que nous mangeons un varan se tient tout près de nous et attend que nous lui donnions de la nourriture…. A peine le barbecue fini, il se lève enfin et va vérifier si rien n’est tombé au-dessous. Il est assez impressionnant, plus d’un mètre de long. Mais ce qui est impressionnant c’est surtout qu’il n’a pas du tout peur de nous.

Quelques heures auparavant en marchant dans les bois nous en avons vu un autre grimper dans un arbre et rentrer dans un trou. Il y en a énormément sur l’île.

 

Plus inquiétant, juste avant le lunch Thierry a vu un brown snake passer à côté de lui. Les brown snake sont des serpents très courants en Australie. Ce sont les seconds serpents les plus venimeux au monde après le taïpan (qui vit aussi en Australie !). Mais en fait nous ne sommes plus vraiment impressionnés par les brown snake car ce n’est pas le premier que nous voyons. A la winery à Rutherglen, Thierry a pu en voir plusieurs qui étaient attirés par l’eau, et nous en avons vu plus tard lorsque nous campions. Heureusement ce sont des serpents très timides et ils s’enfuient assez rapidement lorsque l’on approche. Ce n’est pas le cas du taïpan ou du tiger snake qui, eux, peuvent attaquer l’homme (nous en n’avons heureusement pas vu !).

Mais revenons aux Whitsundays ! Après le lunch nous repartons sur une autre île où nous ferons à nouveau de la plongée. Nous sommes surpris par la diversité des coraux présents mais aussi par le nombre de poissons qui viennent se frotter à nous. Ils ont encore moins peur que lors de notre première plongée. Mais ce qui va surtout nous marquer c’est la présence d’un énorme poisson bleu scintillant, un maori. Il fait facilement plus d’un mètre de haut pour 1m50 de long environ (mais ils peuvent être encore plus gros). Ses couleurs sont magnifiques et sa grosse bouche ronde plutôt inquiétante. En fait il n’est pas méchant mais il vaut mieux ne pas laisser trainer les mains au cas où il les confonde avec du poisson !

 


10 juin :

Un peu plus de 600 km plus loin et nous voici à Hervey Bay. Nous prenons un tour guidé pour visiter Fraser Island. C’est la plus grande île de sable du monde (132 km de long). Elle est restée très sauvage. Un bac permet de s’y rendre en voiture mais sur l’île il faut un 4x4 pour circuler car il n’y a pas de routes, seulement des pistes de sable ! Nous sommes étonnés par notre moyen de locomotion : un autobus surélevé 4x4. Et effectivement nous verrons plus tard qu’il permet de passer partout !

Le bus circule à grande vitesse sur les pistes étroites ensablées, frôlant les arbres des deux côtés. La ceinture de sécurité est obligatoire et nous comprenons vite pourquoi… Sans elle nous serions assommé au plafond à la première bosse !

Après les pistes de sable dans la forêt, une autre route originale : la plage. Elle fait office « d’autoroute ». Nous l’empruntons sur plus de 25 km. Nous roulons à 80 km/h, les vagues viennent lécher nos roues et parfois l’arrière du bus se dérobe. Nous ne risquons pas de rouler sur des baigneurs, il n’y en a pas. La plage est réputée pour être infestée de requins !

Nous apercevons par contre un dingo au sommet de la dune qui nous regarde passer. Vision très éphémère étant donné la vitesse à laquelle on roule…

Il y a 200 dingos sur Fraser Island et ils sont réputés les plus « purs » d’Australie car ils n’ont pas pu se croiser avec des chiens domestiques. Ils font aussi beaucoup parler d’eux car il y a déjà eu plusieurs cas d’attaques de dingos sur l’île (en particulier d’attaques d’enfants). Il y a d’ailleurs beaucoup de panneaux de mises en garde.

 

 


Le bus était déjà un moyen original d’utiliser la plage mais nous avons pu trouver encore mieux : l’avion !
Nous avons la chance de pouvoir faire un petit vol au dessus de l’île pour la découvrir vue du ciel (à un prix défiant toute concurrence). Et bien sûr, la plage fait aussi office de piste de décollage et d’atterrissage ! Piste qu’il faut partager avec les bus et les voitures !

 

 La piste de décollage (et la route).

 

Notre avion.

L’île est magnifique vue d’en bas, elle est magique vue d’en haut. Nous survolons des rainforest, des lacs aux eaux cristallines, des déserts… C’est incroyable la diversité des paysages qu’il y a sur l’île !

Sur la plage, nous survolons l’épave du Maheno, navire échoué depuis de nombreuses années.

 

 

Après ces émotions, nous retrouvons notre bus pour nous rendre au lac Mackenzie, situé au centre de l’île. Ses eaux sont cristallines, incroyablement transparentes et ses plages sont spectaculairement blanche (silice, comme à Whitehaven Beach).

 

Le Lac MacKenzie

Nous quittons l’île en fin de journée en ayant eu un bon aperçu des merveilles qu’elle recèle mais il faudrait plus d’une journée pour vraiment la découvrir. Fraser Island est vraiment une étape incontournable de la côte Est.

 

11 juin :

Hervey Bay est connue pour être l’un des meilleurs endroits au monde pour observer des baleines. Malheureusement pour nous, nous arrivons trop tôt car la migration commence tout juste. En hiver, les baleines à bosse présentes dans l’Antarctique remontent dans des eaux plus tempérées pour faire leurs petits. Elles viennent en grand nombre à Hervey Bay se mettre à l’abri dans la baie. Les eaux y sont très calmes, protégées des forts courants océaniques par Fraser Island.

Faute de baleines, une petite sortie en mer nous permet d’observer des dauphins. Il y a différentes espèces dans la baie : les très communs et sociables dauphins « bottlenose » (Tursiop, comme Flipper) et les plus rares et plus timides « indo-pacific humpback ».

 

Indo-pacific humpback

 

 

Bottlenose

Les dauphins sont très répandus à Hervey bay et sur la côte Est. Ce n’est pas le cas des dugongs (ou lamantins) beaucoup plus rares et difficiles à observer.

Pourtant, la veille, en nous promenant sur la jetée nous avons la chance d’en voir un qui broute tranquillement les algues près de la plage. Il est plutôt difficile à observer, remontant toutes les 3 ou 4 minutes à la surface pour respirer avant de retourner rapidement au fond de l’eau.

 

 

Un dugong.

 

12 juin :

Après un passage par Noosa, une station balnéaire très en vogue, nous arrivons à Brisbane, la capitale du Queensland. C’est une ville d’1,5 millions d’habitants, très moderne et branchée. Brisbane est très dynamique et en pleine expansion. Certains quartiers du centre ville sont couverts de grues.

Comme à Melbourne, ce qui nous frappe c’est la cohabitation entre bâtiments « historiques » et grattes-ciel flambants neufs.

 

Saint-Stephen’s Cathedral

Près de Brisbane, nous nous rendons dans un sanctuaire de koalas très connu, Lone Pine Sanctuary, pour pouvoir approcher une dernière fois kangourous et koalas (il y en a 130).

 

 

Maman kangourou et son Joey.

 

 

Chassis le koala

 


 

Emeu

 

Le moment le plus impressionnant et amusant sera finalement le « lorikeet feeding ».

Deux fois par jour, des loriquets sauvages se rassemblent pour venir chercher la nourriture que le sanctuaire leur donne. Il y en a des centaines, faisant un vacarme épouvantable, se disputant, volant dans tout les sens ! Lorsqu’ils ont fini leur nourriture, ils prennent un bain dans la fontaine puis en un instant s’envolent tous au loin en attendant la prochaine fois.

 

 

 

 

15 juin :

 

Sur la route qui nous mène à Sydney, juste au sud de Brisbane, nous traversons une région en plein développement : la Gold Coast. C’est une côte couverte d’immeubles sur une trentaine de kilomètres, entièrement dévouée au tourisme de masse. Elle accueille beaucoup de japonais qui viennent ici pour leur lune de miel. Mais aussi beaucoup d’australiens, à la recherche de plages sûres (plus de méduses et de crocodiles ici) et de parcs d’attraction gigantesques.

Voir ces immenses tours juste au bord de l’eau est tout de même assez étonnant.


 

 

 

Surfers Paradise sur la Gold Coast.

 

 

15 juin :

 

Après la frénésie de la Gold Coast, la baie préservée de Byron Bay. Byron Bay est une des plages les plus connues en Australie. C’est le paradis des hippies et les boutiques de relaxation et de massage y abondent.

 

 



Byron Bay vue du Cap Byron.

 

Cap Byron est le point le plus à l’Est du continent australien (îles à part). Il est aussi connu, comme Hervey Bay, comme un très bon point d’observation des baleines à bosses. Au cours de leur migration, elles passent juste au pied des rochers lorsque la mer est calme. Malheureusement pour nous ce jour là elle est loin d’être calme ! Nous apercevons toutefois quelques baleines passer au loin, soufflant et sautant hors de l’eau (de la taille d’un demi petit pois avec le zoom de la caméra à fond…). En descendant vers le sud nous allons à la rencontre des baleines, il devrait donc y en avoir de plus en plus. Nous espérons que nous pourrons les approcher quelque part…

 


 

Vue du Cap Byron.

 

 

17 juin :

Après 21 jours dans notre campervan et plus de 3800 km, nous voici arrivés à Sydney, dernière étape de notre voyage. Cette descente de la côte Est nous a encore fois émerveillé.

 

Nous allons  rester plusieurs jours à Sydney avant de prendre notre avion retour. C’est la ville principale (mais pas la capitale) et pour beaucoup d’australiens, la plus belle ville du pays !

Par JustineThierry
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 06:30

27 mai :


Nous arrivons au matin à Cairns, la principale ville du nord-est de l’Australie, dans l’Etat du Queensland.

Après le Victoria, le South Australia, le Northern Territory, nous voici donc dans le Queensland.

L’Australie est une fédération. Il y a six Etats et deux territoires. Les Etats sont le Victoria (capitale Melbourne), le New South Wales (Nouvelle Galle du Sud, capitale Sydney), le Western Australia (Australie de l’ouest, capitale Perth), le South Australia (Australie du Sud, capitale Adelaide), le Queensland (capitale Brisbane) et la Tasmanie (île au sud, capitale Hobart). Les deux territoires sont le Northen Territory (capitale Darwin) et l’ACT (Australian Capital Territory, la ville de Canberra). Comme nous l’avons dit précédemment le Northern Territory n’a pas une population assez importante pour avoir le statut d’Etat. Quand à Canberra, il est trop petit puisqu’il s’agit d’une ville. C’est la capitale de l’Australie. 

 

Le Queensland est un Etat important en Australie, de par sa taille d’abord, mais aussi par son dynamisme. Il a d’abord beaucoup de ressources minières (or, cuivre, charbon…). Il y a d’importantes productions agricoles (canne à sucre, bananes…) et enfin le tourisme y est très développé grâce à la présence de la Grande Barrière de Corail.

Tout au long de notre voyage nous avons senti que l’Australie était un pays en pleine croissance mais cette sensation est encore plus présente ici. Beaucoup de routes sont en travaux, des quartiers entiers et des zones commerciales sortent de terre dans certaines villes (nous avons cependant traversé de nombreuses zones encore complètement désertiques). L’économie de l’Australie est florissante. Le taux de chômage n’a jamais été aussi bas (il manque d’ailleurs beaucoup d’ouvriers dans certains secteurs). Peut-être est-ce pour cela que les gens semblent moins stressés, plus détendus et confiants en l’avenir. Cependant, comme partout la hausse des carburants suscite des interrogations et commence à avoir un impact sur le tourisme. Les prix des carburants restent tout de même en-dessous des prix pratiqués en France.

 

 

1,59 dollars le litre de sans plomb 95 (Premium unleaded) soit environ 1 €/L

A noter : le diesel est bien plus cher que le sans plomb.

 


Mais revenons à notre voyage…

 

29 mai :


Nous allons donc rejoindre Sydney, située 2500 km au sud de Cairns, en longeant la côte Est. Pour cela nous avons loué un camping-car. Il y a énormément d’agences de locations de camping-car en Australie. Nous avons choisi Apollo, l’une des plus importantes (et aussi la moins chère rapport-prix !). Par chance notre « campervan » est flambant neuf, il n’a fait qu’un petit trajet auparavant.

 

 





















Notre maison pour les trois semaines à venir.

 

Comme à Darwin précédemment, nous sommes dans une région au climat tropical. Les pluies y sont même encore plus importantes (2 mètres par an) et même s’il y a une saison sèche et une saison humide, la saison sèche peut être aussi un peu arrosée. A certains endroits très localisés, sur les hauteurs de Cairns, les pluies atteignent jusqu’à 11 mètres par an !

 

Qui dit climat tropical dit crocodiles… Il y en a peut-être même plus régulièrement ici que dans le Northern Territory, parce qu’il semble y avoir beaucoup plus de ruisseaux et rivières. Au moindre petit cours d’eau et sur quasiment toutes les plages, des panneaux préviennent du danger. Et nous ne tarderons pas à en apercevoir. En effet, dès le deuxième jour, en traversant un pont, nous en apercevons un énorme allongé au bord de l’eau.

 


 

Notre premier crocodile dans le Queensland.


Le soir même, cherchant un coin pour passer la nuit, nous demandons à un australien si nous pouvons rester au bord de la plage en face de laquelle il habite. Il n’y a aucun problème mais il nous prévient de ne pas s’approcher de la mer la nuit et encore moins de la petite rivière qui passe à une dizaine de mètres de là…

 

Le matin en nous levant, nous voyons des panneaux qui confirment cette mise en garde. Nous trouverons ces panneaux sur quasiment toutes les plages que nous verrons dans la région.

Les jours qui suivront nous essaierons de trouver un coin avant la nuit pour être sur de ne pas nous arrêter trop près d’une rivière ou d’un billabong…

 

 

Comme on peut le voir sur la photo, les plages sont non seulement dangereuses à cause des crocodiles mais aussi et surtout à cause des méduses. Ce sont les mêmes que celles que l’on peut trouver à Darwin (box jelly fish). Sur tous les bords de plage il y a donc des signaux d’avertissement et du vinaigre blanc pour calmer la douleur en attendant l’arrivée des secours. Car la seule chose à faire en cas de brûlure est d’aller le plus rapidement possible à l’hôpital avant la paralysie et l’arrêt cardiaque. Ici la saison des méduses va de novembre à mai.

 

 

30 mai :

 

Avant de redescendre vers le sud en direction de Sydney, nous remontons le long de la côte pour aller jusqu’au Cap Tribulation. Son nom lui a été donné par le Capitaine Cook qui éprouva beaucoup de difficulté à naviguer dans la région à cause des nombreux récifs coralliens. Le Cap Tribulation est un parc national. C’est un des rares endroits où la rainforest descend jusqu’à la mer. C’est un coin très sauvage.

 

Mais avant d’arriver au Cap Tribulation nous nous arrêtons dans un premier parc national, Mossman Gorge, qui nous permet de voir notre première rainforest tropicale. Le parc de Kakadu était déjà de la forêt tropicale mais pas de la rainforest car la saison sèche est trop prononcée. Une rainforest se développe là où les pluies restent abondantes toute l’année. C’est la forêt vierge comme on l’imagine avec des arbres immenses empêchant la lumière du soleil de pénétrer, des lianes, des plantes accrochées aux arbres et du vert de partout !

 

 

 «Fougère Nid d’oiseaux ».

Cette plante s’accroche aux troncs des arbres. Il y en a énormément, de différentes tailles, parfois au bas de l’arbre, parfois en haut.

Les australiens aiment avoir cette plante chez eux devant leur porte d’entrée, accrochée au mur !

  

31 mai :


Après avoir traversé la rivière Daintree sur un ferry nous arrivons au Parc National de Daintree-Cap Tribulation. C’est un choc une fois cette rivière franchie. Nous sommes directement immergés dans une forêt encore plus dense que celle que nous avons vue la veille. La route, étroite, forme un tunnel dans la végétation.

Dès les premiers kilomètres dans le parc, des panneaux nous informent de la présence de casoars. Ce sont de grands oiseaux semblables aux émeus et aux autruches. Sauf que les casoars ont la réputation d’être beaucoup plus agressifs. D’ailleurs, des panneaux d’informations présents sur les chemins de randonnée nous indiquent la marche à suivre si nous nous trouvons nez à nez avec un casoar : tout d’abord rester calme et ne pas faire de mouvements brusques. Si l’oiseau se montre agressif, rester face à lui en reculant pour se mettre derrière un arbre. S’il n’y a pas d’arbre, prendre un sac à dos et le tendre à bout de bras (mettre un obstacle entre l’animal et nous). Nous aurions aimé voir un casoar dans la nature, ce sont des animaux rares, en voie de disparition. Malheureusement, ou heureusement, nous n’en verrons pas.

 

 

 

 

Nous verrons par contre de magnifiques plages complètement désertes et sauvages, entourées de mangroves et de rainforest.

 

 Plage du parc de Daintree-Cap tribulation

 

 

 Cap Tribulation et sa plage de sable gris argenté

 

 

 Mangrove au Cap Tribulation

 

 

Coucher de soleil près de Daintree.

 

2 juin :

 

Plage de Port Douglas

 
Après Cap Tribulation nous redescendons vers Port-Douglas d’où nous allons prendre un bateau pour nous rendre sur la Grande Barrière de Corail. Elle s’étire sur 2000 km le long de la côte du Queensland. Elle ne forme pas une muraille continue : elle est composée d’un assemblage de récifs, d’atolls et d’îlots séparés par des chenaux. Le lagon, entre la côte et le récif est parsemé de plus de 600 îles de toutes les tailles. La distance entre la barrière et le continent varie de 10 km tout au nord à 150 km au sud. C’est pour cela que nous décidons de nous y rendre à partir du nord : à Port-Douglas, le récif extérieur n’est qu’à 30 km du continent. Et les récifs extérieurs sont les plus jolis et les plus diversifiés car l’océan leur apporte plus de nourriture.

Voici le bateau que nous empruntons pour se rendre sur la Grande Barrière. C’est un des plus rapide ce qui signifie que nous aurons plus de temps pour plonger !

 

 

 

Nous ferons en fait du « snorkelling », c'est-à-dire de la plongée avec masque et tuba : il n’est pas vraiment nécessaire de faire de la plongée avec bouteilles pour profiter du récif car les coraux ne sont qu’à quelques mètres sous la surface de l’eau pour avoir assez de lumière.

 

 

Justine qui plonge avec le bord extérieur du récif en arrière plan.

 

 


Nous verrons de magnifiques coraux, très diversifiés, colorés. Mais aussi une multitude d’espèces de poissons de différentes tailles, différentes couleurs.

Justine verra même un requin d’un mètre cinquante passer juste à côté d’elle. Heureusement c’est un requin de récif, qui ne sont pas agressifs. Ce n’est tout de même pas rassurant car nous ne sommes pas loin de la pleine mer qui pullule de requin blancs… Mais il ne s’aventurent pas dans le récif, normalement… !

 

 

Un requin de récif qui passe tranquillement à 2 mètres de nous…

 




Nous verrons les fameux « Nemo » (poisson clown) qui vivent dans les anémones.

 

 

 

Le spectacle est magnifique, fascinant, et nous ne verrons pas passer le temps dans l’eau. Mais même si les coraux sont colorés nous sommes un peu surpris de ne pas voir autant de couleurs que sur les images ou les films que l’on peut regarder à la télé. Nous apprendrons qu’en fait la plupart des coraux sortent la nuit de leur squelette de calcaire et qu’en général les photos ou les films sont fait lors de plongées de nuit, les lumières et les flash les rendent alors beaucoup plus colorés.

 


3 juin :


Après le Cap Tribulation et notre incroyable plongée sur la Grande Barrière il est temps de redescendre car nous avons encore beaucoup de route avant de rejoindre Sydney. Nous nous arrêtons à Cairns sur le retour pour visiter un peu mieux la ville ainsi que les jardins botaniques. Dans toutes les villes un peu importantes que nous avons visitées, il y a de magnifiques jardins botaniques. Ceux de Cairns sont vraiment intéressants car ils comprennent une importante collection de palmiers et de fleurs tropicales.

 

 

 

Sur un panneau d’information, un message prévient d’être prudent car un crocodile a été aperçu récemment dans les lacs du jardin…

 


A Cairns nous serons aussi émerveillés par la présence par centaines, voir par milliers de Rainbow lorikeet (Loriquets Arc-en-ciel), de magnifiques oiseaux multicolores.

Le soir ils se rassemblent en ville et font un vacarme incroyable dans les rues. Mais on peut facilement les excuser tellement ils sont beaux…

 

 

 

Autour de Cairns l’agriculture est très développée. La principale culture est la canne à sucre.

 

 

 

Il y a aussi beaucoup de champs de bananiers.

 

 

 

Par JustineThierry
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /Mai /2008 08:59

24 mai :

 

Nous prenons l’avion et arrivons à Darwin, capitale du Northern territory.

C’est la seule ville importante de tout le nord australien. Elle compte environ 100 000 habitants soit la moitié des habitants du Northern territory.

La ville en elle-même n’est pas très intéressante : il n’y a plus de bâtiments historiques car ils ont été détruits par les bombardements japonais en 1942 et surtout par le cyclone Tracy le jour de Noël 1974 qui rasa complètement la ville et fit 68 mort. Il fallut 5 ans pour la reconstruire.

 

Darwin est tournée vers l’Asie, sa population est très cosmopolite avec beaucoup de chinois, thaïlandais, indonésiens… Il suffit d’aller au marché qui se déroule chaque dimanche en bord de mer, à Mindil beach, pour s’en rendre compte : il est possible de manger une variété incroyable de cuisines du monde avec des plats chinois, thaï, japonais, mexicains, italiens, grecs…

Le marché de Mindil Beach attire énormément de monde, les gens viennent acheter à manger et regardent le coucher de soleil sur la plage. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait, et nous nous sommes régalés avec de bons plats thaïlandais devant un magnifique sunset.


 

 


Coucher de soleil depuis Mindil Beach.

 

 

Il fait très chaud et humide à Darwin, et l’eau d’un bleu azur donne envie de plonger pour se rafraîchir. Mais la baignade est dangereuse car la majeure partie de l’année l’océan est infesté de « box jellyfish », de minuscules méduses qui peuvent être mortelles pour l’homme. Le reste de l’année, il peut rester des traces de tentacules urticantes. De plus, la ville se situe à quelques kilomètres de l’estuaire de l’Adelaide River dans laquelle pullulent 1 800 crocodiles.

 

Darwin semble vivre principalement par le tourisme. Des rues entières sont consacrées aux touristes et en particulier aux jeunes : backpackers (hôtels style auberge de jeunesse), cafés, restaurants, boîtes de nuit… La rue s’anime à la tombée du jour.

 

Ce qui fait la richesse de la région ce sont les nombreux parc nationaux qui entourent Darwin et en particulier le parc de Kakadu. C’est le plus grand parc national australien, il couvre une superficie de 20 000 km². C’est aussi le plus spectaculaire (et plus anecdotique, c’est dans ce parc qu’a été tourné le film Crocodile Dundee).

Le parc doit son existence à une mine d’uranium (un des plus grands gisements du monde) : il a été créé à l’origine pour protéger les terres aborigènes d’une surexploitation des gisements.

A l’est du parc de Kakadu se trouve Arnhem Land, le plus grand territoire appartenant exclusivement aux aborigènes. Il est interdit d’aller sur ces terres à moins d’obtenir une autorisation.

 

Le parc de Kakadu est immense, les distances sont grandes pour se rendre d’un point à un autre. De plus beaucoup de routes ne sont pas goudronnées (ce sont des « gravel  road ») et un 4x4 est nécessaire pour se rendre dans certaines parties du parc. Enfin certaines parties du parc sont interdites et il faut là aussi un permis pour y accéder (certains tours guidés ont des permis d’accès). Nous décidons donc de prendre une nouvelle fois un tour organisé pour visiter Kakadu et la région. Nous voici donc partis pour 5 jours dans le parc de Kakadu, celui de Litchfield et Katherine Gorge.

 

Le climat de la région est tropical. Il n’y a que deux saisons : une saison sèche et une saison humide qui durent chacune environ 6 mois. Le total cumulé des pluies est de 1600 mm par an (en fait quasiment sur 6 mois). Nous sommes à la fin de la saison des pluies (finie depuis moins d’un mois), les cascades ne devraient donc pas être déjà sèches, et les routes devraient être à nouveau praticables (durant la saison des pluies de nombreux sites ne sont plus accessibles, même en 4x4, le parc étant en grande partie inondé).

Il est cependant trop tôt pour que tous les chemins soient ouverts : nous espérions voir les impressionnantes chutes d’eau de Jim Jim Falls et Twin Falls mais malheureusement le chemin d’accès (100 km de petite route de terre) est encore inondé. Mais nous aurons de quoi nous consoler car le parc regorge d’autres magnifiques chutes d’eau.

 

 

20 mai :


Nous voici donc partis pour 5 jours de randonnées et de camping.

Durant la saison sèche, les animaux se regroupent autour et dans les billabongs (bras morts de rivières) et marais : on peut y voir avec un peu de chance des cochons, chevaux et buffles sauvages, des wallabies, oiseaux, poissons, et crocodiles…

Nous commençons la journée par une petite croisière sur  Corroboree billabong, où se trouve la plus grande concentration de crocodiles du parc. Tandis que nous embarquons sur le petit bateau, le capitaine nous donne quelques consignes de sécurité : ne pas mettre les bras en dehors du bateau et ne pas se pencher au dessus de l’eau (les crocodiles peuvent sauter de toute leur taille hors de l’eau).

Après quelques minutes de navigation nous apercevons notre premier crocodile sauvage ! Il est difficile de se rendre compte de leur taille lorsqu’ils sont dans l’eau saumâtre, mais celui-ci semble déjà assez grand.

 


 


Saltwater crocodile

 


Nous verrons juste deux autres crocodiles dans le billabong, pas autant que nous l’espérions (ces eaux sont normalement infestées de crocodiles) : il est trop tôt et le fond de l’air encore frais les incite à rester dans l’eau chaude.

 

Il y a en fait deux sortes de crocodiles dans la région. Les freshwater ou freshies, et les saltwater ou salties.

Les freshwater vivent exclusivement en eau douce. On ne les trouve qu’en Australie. Ils sont assez petits, leur taille n’excède pas 2 mètres. Et ils ne sont normalement pas dangereux : ils ne s’attaquent pas à l’homme, préférant fuir, et ne se montrent agressifs que pour protéger leurs œufs. On les reconnaît à la forme allongée de leur gueule.

Les saltwater sont des crocodiles de mer ou d’estuaires. Ils peuvent vivre en eaux douce et salée. Ils sont extrêmement dangereux et agressifs (ils s’attaquent à l’homme et ont fait de nombreuses victimes dans les parcs nationaux). Ils font facilement 3 à 4 m et certains peuvent mesurer jusqu’à 6 mètres de long. Ce sont ces crocodiles que nous avons vus lors de notre petite croisière.

 

Les crocodiles pullulent dans la région et peuvent être trouvés dans chaque petit trou d’eau ou billabong…


 


 
 

Nous reprenons la route, et nous avons la chance de croiser un énorme varan de près de 2 m de long.



 

 

 

Il y a d’innombrables « floodplain » et « wetlands » dans le parc (plaines inondées qui forment des étangs) avec un nombre et une variété d’oiseaux incroyables.

 


 


Aigrette au milieu des fleurs de nénuphars.

 


Le parc de Kakadu est aussi réputé pour ses peintures aborigènes. Beaucoup sont interdites au public mais quelques sites ont été aménagés comme celui d'Ubir rock.



 
 



 
 

 


De ce site nous assistons à un magnifique coucher de soleil sur Kakadu. Les couchers de soleil sont particulièrement impressionnants en cette période de l’année avec la fumée des nombreux feux de forêt allumés par les rangers et aborigènes en charge du parc.



 

 

Coucher de soleil sur une floodplain.



 

 

Lever de lune sur Kakadu.

 


Nous sommes en effet étonnés de voir tout au long de la route, la forêt brûlée ou en train de brûler. Ce sont en fait les aborigènes et les rangers du parc qui allument ces feux. Autrefois les aborigènes brulaient la forêt pour pouvoir y circuler et chasser plus facilement. Aujourd’hui ils continuent d’employer cette pratique ancestrale pour limiter le développement de la forêt. Ils évitent ainsi des feux totalement incontrôlables à la fin de la saison sèche.

En fait, seul le tapis de broussailles et les petits arbustes brûlent. Les arbres adultes résistent parfaitement au feu et de nombreuses espèces d’eucalyptus ont même besoin de feux pour germer et se développer.

 

Le soir nous dormons dans un camp au bord d’un billabong. Les tentes sont obligatoires pour ne pas être dévorés par les moustiques. Camper à 100 m d’un billabong ne nous semble pas particulièrement prudent compte tenu des crocodiles mais nous nous rassurons en nous disant que si c’était vraiment dangereux ils n’auraient pas créé un camp ici (pourtant nous avons eu l’occasion d’entendre quelques histoires dans lesquelles des crocodiles seraient venus jusqu’à un campement, circulant entre les tentes…).

C’est le premier soir que nous passons avec notre guide et nous nous demandons si nous ne sommes pas tombé sur un fou. En effet il décide de nous emmener de nuit promener pour voir des animaux. C’est le meilleur moment pour voir des kangourous, des opossums, des serpents et des araignées. Ce que nous n’avions pas compris c’est que c’est au bord de l’eau, pour voir des crocodiles, que notre guide voulait aller. Et voilà que nous nous retrouvons à marcher au bord du billabong, en pleine nuit, faisant mine de ne pas voir tous les panneaux qui déconseillent de s’approcher de l’eau, même de jour.

 


 


Petite promenade de nuit au bord du billabong.

 

  

21 mai :


Le matin nous demandons aux deux rangers aborigènes qui s’occupent du camp s’il est dangereux de se promener le long de l’eau la nuit. Ils nous le déconseillent… et nous racontent qu’en 2002, une touriste allemande a été tuée par un crocodile dans un billabong près d’ici. Des guides lui avaient dit qu’elle pouvait aller nager sans risques…

Bref ce n’est pas avec une grande confiance que nous abordons ces prochains jours !

 

Nous commençons la journée par une présentation des modes de vie et de chasse des aborigènes de la région. Nous avons l’occasion de nous initier au jet de lance et au didjeridoo. Le didjeridoo, instrument de musique aborigène, est un long tube de bois d’eucalyptus. Il émet des sons très graves. Il est aujourd’hui présent dans toute l’Australie mais est originaire des tribus aborigènes du nord de l’Australie.

 


 


Didjeridos alignés sur le tronc.

 

 

Ensuite nous visitons un autre site de peintures aborigènes, Nourlangie rock. Nous y observons de magnifiques peintures, caractéristiques de la région. Certaines ont plus de 20 000 ans.

 


 

  

Chasse au kangourou

  

 

 

 

 Histoire de Namargon l’homme éclair, sa femme et le grand crocodile saltwater.

(Peinture « aux rayons X » (comme si on voyait à l’intérieur des gens) caractéristique de la région.)




Danses


Les peintures aborigènes étaient employées pour raconter des histoires et enseigner un savoir aux enfants ou aux adultes. Elles n’ont pas un but décoratif.

 

 

 

Au premier plan, Nourlangie rock, au fond Arnhem land, le territoire interdit.

 

 

Au cours de cette journée nous passons à Yellow water, billabong réputé pour ses nombreux crocodiles, mais nous n’en verrons pas de la berge (juste un poisson à moitié entamé). Tout au long de nos parcours, de nombreux panneaux nous mettent en garde contre les crocodiles.


 

 


Danger Crocodile : ne pas se baigner, ne pas jeter de déchets

 


 

 


Enfin nous finissons la journée au camp de Gunlom, au pied d’une magnifique cascade, que nous atteignons après 40 km de gravel road. Nous pouvons nous baigner dans l’eau fraîche. Le risque qu’il y ait des crocodiles ici est quasiment nul car nous sommes situés assez loin des billabongs. Pendant plusieurs semaines au début de la saison sèche, les rangers vérifient par différentes méthodes qu’il ne reste aucun saltwater dans le trou d’eau.

 


 


Cascade de Gunlom.

 


Dans la nuit nous sommes réveillés par les hurlements des dingos au loin, c’est la pleine lune.

 

 

22 mai :

 

Aujourd’hui une bonne marche nous attend. Elle va nous permettre d’accéder à deux nouvelles cascades dans lesquelles nous pouvons nous baigner.

 


 

  

 

C’est notre dernier jour dans Kakadu. Après avoir vu de nouvelles chutes d’eau nous quittons le parc direction Katherine. Katherine, la 3ème ville du territoire (11 000 habitants) est située à 300 km au sud de Darwin. Pour y aller nous empruntons la Stuart Higway, la route qui vient d’Adelaide en passant par Alice Springs. Sur cette route nous croisons de nombreux « road train ». Ce sont des camions composés de 3 à 5 remorques et qui peuvent faire jusqu’à 60 m de long.

 

 


Road train

 

 

Le soir nous dormons de nouveaux dans le camp d’un parc national, le parc de Nimitluk, près de Katherine.

 

 

23 mai :

 

Une nouvelle fois nous nous levons aux aurores car une longue matinée nous attend. Nous allons à Katherine gorge. C’est un canyon taillé dans le plateau d’Arnhem Land. Treize gorges séparées par des rapides s’étirent sur une douzaine de kilomètres. Par endroit le canyon fait plus de 60 m de profondeur.

Le meilleur moyen de découvrir les gorges, c’est le canoë. Nous voilà donc parti pour 4 heures de canoë dans Katherine gorge. Nous irons au bout de la seconde gorge mais impossible d’aller plus loin, pour cela il faudrait emporter des vivres et prévoir une journée de plus. Les gorges sont vraiment magnifiques. Les falaises sont rouge-orangées. Tandis que nous pagayons, nous apercevons un crocodile en train de remonter le courant ! Heureusement dans ces gorges il n’y a que des freshies. Il est quand même déconseillé de les embêter et d’aller sur les plages de sables où il peut y avoir des œufs, ils pourraient devenir agressifs. C’est quand même incroyable de faire du canoë au milieu des crocodiles !

 


 

 

 Katherine gorge

 

 

De retour des gorges, nous apercevons sur les berges des chauves souris géantes. Nous en avions déjà vu dans des zoos mais celles-ci sont sauvages ! Impossible de les compter, elles sont très nombreuses, accrochées aux branches des arbres. Elles font beaucoup de bruit et n’arrêtent pas de se pousser, de se chamailler…

 

 

Chauve-souris

 


Nous apercevons aussi un nid de fourmis (green ants) dans un arbre. Ce sont des fourmis comestibles, légèrement sucrées. Les aborigènes les mangeait après avoir enlevé la tête. Pour notre part nous n’essayeront pas !

 


 

 

 

De retour au camp en fin d’après midi, nous profitons des chutes d’eau voisines, Edith Falls.

 


 


Edith Falls

 


La baignade est interdite dans le bassin la nuit car des freshwater crocodiles y viennent régulièrement pour se nourrir. La journée, ils restent plus en aval dans la rivière. Espérant voir quelques crocodiles, pendant que les autres, se baignent nous remontons un peu la rivière. Faute de crocodiles nous verrons une splendide petite rivière.

 


 

  

 

24 mai :

 

Dernier jour de camp. Nous allons avoir une dernière journée encore bien remplie. Nous allons au parc national de Litchfield à 100 km de Darwin. C’est un petit parc (140 000 ha) mais il est très apprécié des habitants de Darwin car il est assez proche de la ville, toutes les chutes d’eau sont assez facilement accessibles et le danger concernant les crocodiles y est moins important qu’à Kakadu. Il faut cependant rester prudent car il y a aussi des crocodiles dont des Saltwater.

 

Première étape, les magnifiques chutes Florence Falls. Nous nous baignons à leurs pieds dans une eau incroyablement claire.

 


 

 

En regardant bien vous pourrez apercevoir Justine sous les chutes d’eau à droite…


 

Ensuite direction Wangi Falls. La baignade y est interdite pour le moment. Il y a encore trop de risques. Chaque année après la saison des pluies pendant de longues semaines les rangers surveillent les bassins pour être sûrs qu’il n’y a plus de saltwater crocodiles. Pendant la saison des pluies ils pourraient facilement avoir remonté l’estuaire et les rivières jusqu’à ces chutes d’eau. Les rangers posent aussi des cages pour attraper les crocodiles et les relâcher ailleurs, ainsi que des balles de mousse que viennent mordre les crocodiles et qui indiquent leur présence.

 


 


Wangi falls

 

 

Encore de magnifiques chutes d’eau à Sandy creek, que nous atteignons après 30 minutes de 4x4 sur les petits chemins traversés par les rivières et après 30 minutes de marche.



 

 

Sandy creek waterfalls (on peut se rendre compte de la hauteur avec la personne qui se trouve au pied) 

 


Enfin, Litchifield est réputé pour ses termitières géantes. Il y en a 2 sortes. Les plus courantes sont de couleur ocre (en fait de la couleur du sol) et peuvent atteindre 4 m de haut.

 


 


Termitière géante, en forme de cathédrale.

 


Les autres sont des termitières dites magnétiques car elles sont tournées du nord au sud pour minimiser leur exposition au soleil. Elles sont moins courantes et plus petites mais tout aussi impressionnantes par leur nombre.


 

 


Termitières magnétiques

 


Voila venu le moment de rentrer à Darwin où nous resterons quelques jours pour se reposer et profiter de la ville. Nous avons passé 5 jours vraiment fabuleux dans ces contrées sauvages que nous ne sommes pas pret d'oublier.

 


25 mai :

 

Nous étions un peu déçus de n’avoir aperçu de loin que trois crocodiles dans Corroboree Billabong. Voulant en approcher d’un peu plus près si possible, nous décidons de faire une autre croisière sur un billabong situé près de Darwin : il y a de nombreuses croisières organisées au départ de Darwin appelées « Jumping crocodile ».

 

Avant d’embarquer nous avons l’occasion de toucher un python originaire d’Australie.

 


 


Le nouvel animal de compagnie de Justine.

 


Nous embarquons enfin pour notre petite croisière sur l’Adelaide river. Le « Jumping crocodile » consiste à attacher de la viande au bout d’un bâton pour attirer les crocodiles et les faire sauter. Bien sur il s’agit de saltwater, les plus dangereux.

 

Dès qu’un bout de viande est mis dans l’eau un crocodile s’approche. Ils reconnaissent en fait le bruit des moteurs des bateaux et savent qu’ils peuvent avoir à manger…

 


 


Viande de buffle pour attirer les crocodiles.

 


 

 

Jumping Crocodile !

 


Le capitaine du bateau s’approche de la rive pour essayer de faire sortir un crocodile de l’eau et nous montrer sa taille. Nous sommes chanceux il s’agit du plus gros crocodile du secteur. Il l’appelle Hannibal le cannibale, fait 4 mètres de long et pourrait avoir près de 100 ans. Il est vraiment énorme, très impressionnant, étendu de tout son long sur la rive…

Le crocodile est juste contre le bateau quand un autre s’approche par derrière. Pour le faire reculer, Hannibal se retourne violement et cogne le bateau involontairement, se cassant une dent qui tombe au sol. Le bateau est assez secoué et nous ne sommes pas loin d’être déséquilibrés (ce n’est pas le moment de tomber à l’eau)…

              
                                                                                             

 

 



Hannibal le cannibal

  

 

Au cours de la croisière nous verrons une bonne dizaine de crocodiles. Le spectacle est absolument fascinant mais on se demande encore comment il n’y a jamais eu d’accidents…

 

 

26 mai :

 

Un jour de plus à Darwin pour se reposer et profiter de la ville. Mardi 27 au matin nous prenons un nouvel avion pour Cairns, ville située sur la côte Est de l’Australie où nous attend une autre merveille naturelle de l’Australie, la grande barrière de corail.

 

Sans nous en rendre compte nous avons déjà parcouru beaucoup de kilomètres, environ 6500 km en voiture, train et avion, sans compter les nombreux kilomètres fait autour des villes pour visiter.

Nous abordons la dernière étape de notre voyage où en partant de Cairns nous rejoindrons Sydney, soit 2500 km de plus.

Il est difficile de se rendre compte des distances en Australie. La carte suivante permet de se faire une petite idée…

 


Par JustineThierry
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /Mai /2008 08:18

11 mai :


Nous quittons Adelaide, capitale de l’état de South Australia, pour Alice Springs, la seule ville au centre de l’Australie. Pour cela nous allons emprunter le Ghan, le train qui relie Adelaide sur la côte sud à Darwin sur la côte nord, en passant par Alice Springs.

Avant la mise en service de ce train il y a un peu plus de 100 ans, des chameaux étaient utilisés pour traverser le désert. Les chameliers étaient afghans ce qui a donné le nom de Ghan à ce train.

La ligne de chemin de fer entre Adelaide et Darwin fait 2979 kilomètres mais il n’y a « que » 1500 kilomètres pour aller à Alice Springs. Le train peut mesurer jusqu’à 700 mètres de long et roule à la vitesse moyenne de 115 km/h.



 


Le Ghan en gare d’Adelaide

 


Les paysages que nous allons traverser sont sensationnels. Tout d’abord, quasiment dès la sortie d’Adelaide, nous sommes dans le mallé : de grandes plaines désertes avec une végétation buissonnante. Mais ce n’est que le lendemain matin en nous réveillant au lever du soleil que voyons enfin le désert.


 


Nous nous demandions si le sol serait vraiment rouge comme on le dit et comme on peut le voir sur certaines photos ou si c’était exagéré. Et bien oui, le sol est vraiment rouge tirant sur le brun ou l’ocre, tantôt sableux tantôt rocailleux. Etonnamment il y a pas mal de végétation avec de petites plantes buissonnantes mais aussi des arbres (des eucalyptus et des chênes du désert entre autres).

Autre chose étonnante : il y a des vaches sur tout le trajet. Il y a en fait dans le désert des « cattle station » (des fermes à bétails) d’une superficie incroyable. Certaines font plus de 100 km sur 100 km (soit 1 million d’hectares) et les vaches sont « en liberté » à l’intérieur de la « station ». On peut se demander ce qu’elles peuvent manger, mais surtout comment elles peuvent boire. De temps en temps nous voyons une ferme avec sa piste d’atterrissage : les fermiers se déplacent en avion pour surveiller les troupeaux.



 



Au cours du trajet nous passons sur quelques rivières qui paraissent asséchées. Elles ne coulent que quelques semaines dans l’année mais en fait, même lorsqu’il n’y a pas d’eau en surface, il y a toujours de l’eau au dessous du sol à une faible profondeur. Nous apprenons même que l’eau est très présente dans le sous-sol de la région : il n’y a d’ailleurs pas de restrictions d’eau ici contrairement à tous les endroits que nous avons visités jusqu’à présent. Plutôt étonnant !

 


 


Lit d’une rivière.

 


Chaque année à Alice Springs est organisée une course de bateaux, ou plutôt une course à pied en portant des bateaux dans le lit de la rivière qui traverse la ville. Depuis deux ans cette course a été annulée car il y a avait trop d’eau dans la rivière. C’est sûrement le seul endroit au monde où une course de bateaux est annulé car il y a trop d’eau !

 


12 mai :


Nous arrivons à Alice Springs après plus d’une journée de train. La ville compte 27 000 habitants dont le tiers d’Aborigènes. C’est la première fois que nous en voyons autant, il n’y en a que très peu dans le Victoria et le South Australia, les deux états que nous avons visités précédemment. Beaucoup traînent dans les rues, mendient et boivent des bières ou vendent leurs peintures. Il y a beaucoup de problèmes d’alcoolisme à Alice Springs dans la communauté aborigène car dans les communautés situées hors de la ville l’alcool est interdit (lorsque nous sortons de la ville nous voyons très régulièrement des panneaux le long de la route « Restricted area : alcohol prohibited »).

 

Alice Springs est situé dans le Northern Territory. Il n’a pas le statut d’état mais seulement de territoire du fait de sa faible population. Il a toutefois son propre parlement mais ses pouvoirs sont plus limités que dans les états. Il y a seulement 200 000 habitants dans tout le territoire pour une superficie de plus de 2,5 fois la France.

 

La ville d’Alice Springs est comme une oasis au milieu du désert. Elle est entourée par une chaîne de montagnes qui s’appellent les MacDonnell Ranges. Elle traverse le désert d’est en ouest sur près de 400 km, culminant à 1511 m d’altitude.



 
 


Alice Springs vue de Anzac Hill (La colline d’Anzac)

 

 

13 mai :


Nous partons pour une visite guidée d’une journée dans les West MacDonnell Ranges (la partie ouest).

Tout au long de la journée, nous voyons de magnifiques paysages de montagnes rocailleuses. Les roches sont vraiment brunes, et encore plus particulièrement au lever et au coucher du soleil.



 

 

MacDonnell Ranges

 

 


Standley Chasm, étroit couloir entre deux falaises.

 

 


Ormiston Gorge

 


Glen Helen Gorge

 


14 mai :


Lorsque l’on pense à Alice Springs, on pense bien sûr à Uluru (nom aborigène) ou Ayers Rock (nom donné par les premiers colons), le rocher rouge emblématique de l’Australie. Sur la carte, il semble être situé près d’Alice Springs. En réalité il se trouve à 500 km de là, perdu dans le désert. Pour y aller et pour profiter pleinement de la région nous décidons de prendre un tour organisé. Nous partons donc aujourd’hui pour 3 jours dans le désert.

Nous sommes 21 dans le mini-bus, de différents horizons : anglais, irlandais, canadien, américain, australien, allemands, italiens, coréen et français. C’est vraiment très intéressant de pouvoir partager avec des jeunes (ou moins jeunes) d’horizons si divers. C’est plutôt étonnant mais l’Australie est un excellent endroit pour rencontrer des jeunes européens !

Notre guide s’appelle Deano. Sympa et dynamique, il nous donne beaucoup d’informations sur la région (faune, flore, géologie, culture aborigène…). Il a en plus préparé une sélection de musiques parfaitement adaptées aux différents paysages ou situations.

 

La première journée de notre tour sera consacrée au gigantesque Kings Canyon creusé dans le grès, dans le Watarrka National Park.

Kings canyon n’est pas vraiment un canyon comme le grand canyon aux Etats-Unis car un canyon est normalement creusé par une rivière. Ici il s’est formé au cœur d’un massif montagneux par déchirure suite à de très longs mouvements de terrain. Sa forme actuelle est due à des millions d’années d’érosion.

Là encore le sol et la roche sont rouges. Cette couleur est due à une importante concentration en fer. Lorsqu’il pleut, le fer présent dans les sols et les roches se dissolve. Par la suite, entraîné par une importante évaporation, il remonte à la surface où il s’oxyde au contact de l’air, ce qui donne cette couleur rouge. Si l’on casse un morceau de roche, on s’aperçoit qu’elle est blanche à l’intérieur.

Les roches conservent les traces fossilisées de créatures marines très simples disparues depuis longtemps (comme des sortes de concombres de mer) et celles des ondulations de l’eau : la mer occupait cette région il y a plusieurs millions d’années.

 

Les falaises verticales rouges, barrées de bandes sombres, atteignent 270 m de haut. Un sentier balisé de 6 km suit la gorge et débouche sur un amphithéâtre presque parfait où se tenaient des cérémonies aborigènes.

 

 


Couvert végétal au fond de Kings Canyon

 

 

 

  

Lost city (la Citée perdue).

 


Au cœur du massif rocheux coule une petite rivière (presque à sec en cette saison). Là se niche un étonnant jardin tropical, une oasis appelée Jardin d’Eden, où poussent des eucalyptus bleus, des palmes et des cycas.


 

 


Garden of Eden

 


Deano nous montre différentes sortes de plantes que les aborigènes utilisaient pour faire des lances pour la chasse, pour obtenir un genre de glue permettant d’assembler des objets, pour se procurer un genre de drogue aux effets coupe-faim lorsque la chasse n’était pas fructueuse…

Au cours de notre promenade nous croisons un des habitants de la région, un étonnant petit lézard peu farouche.

 


 

 

 

Lorsque nous revenons de la marche, nous apercevons un dingo (chiens jaunes sauvages) qui rôde sur le parking à la recherche de nourriture. Depuis quelques semaines deux d’entre eux ont été aperçus plusieurs fois ici et des pancartes indiquent qu’il ne faut surtout pas les nourrir car ils ne seront plus capables de se débrouiller tout seuls. De plus, ce sont des animaux qui restent sauvages et il vaut mieux éviter les contacts : il y a quelques années, sur la côte Est de l’Australie, des dingos habitués à s’approcher des habitations pour se nourrir ont attaqué et tué un jeune garçon. Depuis, tout est fait pour maintenir les dingos le plus loin possible de l’homme.

Les dingos ont été amenés d’Asie il y a plus de 7000 ans sur le continent. Ils sont retournés à l’état sauvage. Les vrais dingos doivent avoir les 4 pattes et le bout de la queue blanches. De plus, les vrais dingos ne peuvent pas aboyer : ils hurlent comme des loups.

 

Le soir nous nous arrêtons en plein bush pour camper. Après un petit repas autour d’un feu de camp, nous nous endormons à la belle étoile dans nos « swags », une sorte de sur-sac de couchage très pratique. Le ciel est sensationnel : il n’y a aucune pollution lumineuse dans le désert et l’observation des étoiles est idéale. De plus nous n’avons pas l’habitude d’observer ces étoiles puisque nous sommes dans l’hémisphère Sud. La principale constellation pour se repérer n’est pas la grande ourse mais la croix du sud qui indique le sud comme son nom l’indique.

 


 


Swags et feu de camp

 

 

Nous sommes en hiver ici. Les journées peuvent être assez chaudes (plus de 30 degrés) mais les nuits sont par contre fraîches (8 à 10 degrés le matin). Nous sommes bien content d’avoir loué un sac de couchage supplémentaire !

 


15 mai :


Nous nous réveillons bien avant le lever du soleil car Deano veut nous emmener le voir sur Uluru. Après une petite heure de route nous arrivons à Sandy view, une dune de sable qui permet de voir Uluru au loin. Nous sommes surtout impressionnés par la couleur du sable de la dune où nous nous trouvons : il est incroyablement rouge, flamboyant.

 


 




 S
andy view

 

 


Uluru au loin, au milieu de la plaine désertique.

 


Quelques heures de route plus tard nous voici enfin arrivés au pied du monolithe d’Uluru. Depuis 1985 les Anangu, la population aborigène de la région, ont récupéré la propriété du rocher et gèrent le parc national créé tout autour. C’est pour cette raison que le rocher, longtemps appelé Ayers Rock, a repris le nom d’Uluru.

  

Ce qui est d’abord impressionnant c’est de voir ce rocher posé en plein milieu du désert. On dirait que quelqu’un l’a perdu ici. Ensuite, lorsque nous sommes au pied sa taille est vraiment impressionnante. Il ne fait pourtant que 350 mètres de haut mais ses parois sont vraiment abruptes. Elles sont assez lisses, avec de temps en temps des trous dont les formes laissent libre cours à l’imagination. En fait, Uluru est un peu comme un iceberg, nous ne voyons qu’une toute partie du rocher et des recherches ont montrées qu’il s’enfonce à 6 km sous le sol.

 


 


A quoi cela peut-il bien ressembler…

 

 

Uluru est un site sacré pour les aborigènes. De nombreuses histoire du Dreamtime y font référence. Le Dreamtime, ou « Temps du rêve », est pour les Aborigènes un monde spirituel d’où sont issus les ancêtres de la création. Le Dreamtime est à l’origine de notre monde réel. Par exemple, le serpent arc-en-ciel a formé les vallées, les rivières et les montagnes par ses chants et ses déplacements. Ces êtres fondateurs subsistent sous la forme de forces surnaturelles qui continuent d’insuffler la vie et d’influer sur les éléments.

 

Nous faisons le tour d’Uluru, environ 9 km de marche (9 km de diamètre). A certains endroits des panneaux nous indiquent qu’il est interdit de prendre des photos : certains sites étaient des lieux de cérémonies et sont particulièrement sacrés, les aborigènes ne veulent pas que l’on garde de trace de ces endroits.

 


 


 

  

 

Le soir venu, nous prenons un peu de distance par rapport au rocher pour admirer le coucher de soleil. Chaque soir et chaque matin des centaines de touristes viennent assister à ce formidable spectacle. Et il est au-delà de nos espérances : les tons sont vraiment magnifiques. Le rocher change de couleur au fur et à mesure que le soleil baisse à l’horizon : brun, rouge, orange, puis presque violet.

 

 

 


 


 

 

 

  

Le soir, de retour au camp où nous allons une nouvelle fois dormir à la belle étoile autour du feu, Deano nous prépare de la queue de kangourous cuite au feu de bois. Le goût est plutôt agréable et ressemble à de l’agneau un peu gras.

 


16 mai :


Une nouvelle fois nous nous levons aux aurores pour aller voir le lever de soleil sur Uluru. Nous pensions avoir tout vu la veille avec le sunset mais le spectacle est une nouvelle fois fascinant et surtout différent. Les couleurs changent, le rocher semble plus orangé. Nous sommes peut être encore plus impressionnés. Mais le spectacle se mérite car il fait très froid et il faut bien se couvrir !

 

 

 


Uluru au lever du soleil

 

 

La région est réputée pour son monolithe, Uluru, mais une autre formation rocheuse située à une quarantaine de kilomètres de là est particulièrement étonnante. Beaucoup moins connus, les Kata Tjuta (nom aborigène) ou les monts Olgas (nom australien) n’en sont pas moins très impressionnantes, culminant à 546 m. Ces montagnes préfigurent ce que pourrait être Uluru dans quelques millions d’années.

 


 

 

Kata Tjuta

 


Il est maintenant temps de repartir vers Alice Springs car la route est longue. Tout au long des 500 kilomètres le paysages est le même : désert, dunes sablonneuses, végétation buissonnantes et des lignes droites à n’en plus finir. Les panneaux indiquent les stations services suivantes, souvent à plus de 100 km (il vaut mieux être prévoyant avec le carburant dans la région !).

Deano nous a réservé un dernier arrêt auquel nous ne nous attendions pas. A mi-chemin, nous stoppons sur le bord de la route d’où nous apercevons une montagne avec un imposant plateau. Mais surtout, de l’autre côté de la Highway, du sommet d’une petite dune de sable, nous avons la surprise de pouvoir admirer un immense lac salé, un océan blanc perdu au milieu du désert.

 


 


Lac salé

 


Autre surprise sur le chemin du retour, sur le bas côté de la route nous apercevons des chameaux sauvages !! (en fait il s’agit de dromadaires mais les australiens les appellent « camel »). Le troupeaux compte une petite dizaine d’individus. Dans les années 1920, lorsque l’automobile les remplaça, les chameaux utilisés auparavant pour se déplacer ont été lâchés dans le désert. Ils se sont parfaitement adaptés aux conditions et leur population est estimée aujourd’hui à 200 000 individus.

 

Il y a aussi des camel farm (fermes à chameaux) dans la région et sur le chemin du retour nous nous arrêtons dans l’une d’elle. Nous avons ainsi l’occasion de faire une toute petite ballade à dos de chameau.

 


 


Ballade à dos de dromadaire.

 


Enfin le soir, de retour à Alice Springs, après une bonne douche, nous nous retrouvons tous pour un dernier repas ensemble.

 

 

 


Dernier repas ensemble.

 


Ces trois jours dans le désert ont été vraiment magiques. Ce que nous avons vu, ce que nous avons fait et l’ambiance qui régnait font que ce voyage restera inoubliable.

 

Après une semaine dans le désert, il est maintenant temps de découvrir une autre région, totalement différente. Nous prenons un avion pour Darwin, situé sur la côte Nord. Le Top-End et ses parc nationaux nous attendent…

 

 

 

 

 

 

Par JustineThierry
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Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /Mai /2008 06:45

2 mai :


Nous quittons Melbourne pour la Yarra valley et les Dandenong Ranges, situés à une petite heure seulement de Melbourne.

A Healesville nous visitons un sanctuaire d’animaux. Nous avons déjà vu beaucoup de kangourous et de koalas mais nous n’avons pas encore eu la chance de voir des ornithorynques (« Platypus » en anglais). Aujourd’hui, c’est chose faite !

Nous avons aussi pu observer des diables de Tasmanie. Il n’y en a en liberté qu’en Tasmanie comme leur nom l’indique. Ils sont malheureusement touchés par une maladie très contagieuse qui les décime et ils pourraient avoir disparu d’ici une dizaine d’année en liberté.


La Yarra valley est une région viticole réputée de l’Etat du Victoria. C’est la vallée de la Yarra, la rivière qui se jette dans l’océan à Melbourne. Le climat y est assez frais ce qui permet la production de très bon vins pétillants et Pinot noirs.

C’est ici que Moet et Chandon, le producteur de champagne, a décidé d’installer son vignoble australien. Le cadre du domaine Chandon est magnifique. La caveau donne sur les vignes, avec la vallée en arrière plan.

 

Ensuite nous allons au domaine Yering Station, une des plus anciennes caves de la région.

 


 

 

Paysage d’automne dans la Yarra Valley.

 

 

3 mai :

Nous quittons la Yarra valley pour les Dandenong ranges, de petites montagnes.

Nous y prenons un train à vapeur qui nous emmène sur un très joli parcours au cœur de la « rainforest », où poussent de grosses fougères arborescentes.

 

 



Nous traversons un impressionnant pont de bois.


 

4 mai :

Nous voici à Phillip Island, une ile située à 140 km au sud de Melbourne. Elle est reliée au continent par un pont.

L’herbe y est incroyablement verte, presque fluorescente. Le contraste avec le bleu de l’océan est magnifique.

 

Chaque matin, à l’entrée de l’île, des pélicans sont nourris avec du poisson (les restes du Fish and Chips d’à côté). Le spectacle est très amusant.

 

 

 

Les pélicans s’impatientent et se dirigent vers le Fish and Chips pour réclamer leur poisson !

 

Phillip Island est une île très sauvage, il y a beaucoup d’animaux. Nous y voyons beaucoup de wallabies (et malheureusement plusieurs morts sur la route, comme partout sur les routes australiennes…).

A la pointe de l’île se trouvent plusieurs rochers isolés de l’île principale. Sur l’un de ces rochers appelé Seal Rocks, une colonie d’otaries à fourrure s’est établie (Australian Fur Seal). Nous décidons de prendre un bateau pour pouvoir les approcher. Première surprise, lorsque nous arrivons à la jetée pour embarquer sur le petit bateau, une otarie dort tranquillement sur le ponton. Il s’agit en fait d’un bébé qui a pris l’habitude d’être nourri par les pêcheurs, et qui du coup reste seul ici mais ce n’est pas un comportement normal. Les otaries vivent normalement en colonies comme nous allons pouvoir le constater.

Lorsque nous arrivons à Seal Rocks, nous sommes frappés par l’odeur nauséabonde et le bruit (à mi-chemin entre le bêlement d’une chèvre et le grognement d’un ours) mais quand on voit le nombre d’otaries présentes on comprend pourquoi ! Il y en a partout sur les rochers, partout dans l’eau. Les jeunes s’approchent du bateau, curieux, et nous tournent autour. La colonie compte 9000 otaries. Nous ne sommes qu’à quelques mètres des rochers mais aucune otarie ne semble être gênée par notre présence. Nous vivons un spectacle vraiment marquant.

 

 

 

Seal Rocks.

 

Pour ceux qui se demanderaient pourquoi nous avons des bonnets…

Nous sommes à la fin de l’automne ici et dans la partie sud de l’Australie l’hiver est semblable à nos hivers en France. Au bord de l’océan il y a en permanence un vent froid qui vient de la mer et les températures sont assez fraîches.

 

Lorsqu’on parle de Phillip Island en Australie, on pense immédiatement à « little penguins ». En effet, il y a sur l’île une très importante colonie de petits manchots (les plus petits du monde). C’est la principale attraction de l’île. Chaque soir se déroule un étrange phénomène : à la tombée de la nuit, des centaines de petit manchots débarquent sur la plage et la traversent en courant le plus vite possible, en groupe, pour rejoindre leurs nids dans les dunes et se mettre ainsi à l’abri des prédateurs. 6000 manchots vivent sur cette plage mais comme ils restent plusieurs jours en mer pour chasser nous en verrons 500 ce soir là.

 

 

 

 
 « S’il vous plait vérifiez sous votre voiture avant de partir »

 

 

5 mai :

Nous prenons la route pour Adelaide. Une longue route nous attend le long de la côte. Cette route s’appelle la Great Ocean Road et est connue pour être une des plus belles routes côtière du monde. Lors de cette journée nous passons à Torquay qui accueille une manche du championnat du monde de surf et où sont nées de nombreuses marques de vêtements liées au surf telles que Quicksilver.

Le soir nous arrivons à Apollo Bay, une autre fameuse station balnéaire de la côte réputée pour la pratique du surf.

La route est tellement touristique qu’à chaque endroit où nous pouvons nous arrêter, un panneau nous rappelle à notre départ qu’il faut conduire à gauche en Australie !

Heureusement pour nous ce n’est pas la saison touristique et les routes, les villes et les plages sont totalement désertes.

 
 

6 mai :

Toujours sur la Great Ocean Road, nous faisons un détour pour passer au cœur d’une des « rainforest » de la côte. Et sur le chemin nous voyons notre premier koala sauvage, un petit koala qui cherche à manger dans le fossé (pourquoi il n’est pas dans un eucalyptus comme il devrait ??). Nous arrêtons pour le voir de plus près. C’est un bébé et il semble perdu. Il s’approche d’ailleurs vers nous. Heureusement des gens de la région passent par là et s’arrêtent. Après avoir cherché la mère pendant quelques minutes, il décident de l’emmener dans un parc qui recueille les animaux blessés et les bébés.

 

 

 

Le bébé koala s’approche vers nous.

 
 

Nous continuons la route pour aller voir des chutes d’eau. Le cadre est magnifique avec les fougères arborescentes et les « gum trees » (eucalyptus) géants.

 

 

 

Hopetoun Falls

 

Après ce petit détour par la « rainforest » nous continuons notre route sur la Great Ocean Road. On nous avait dit que nous verrions des koalas sauvages sur cette route et effectivement nous en avons vu beaucoup dormir en boule au sommet des arbres le long de la route.

 

Enfin dans l’après midi nous arrivons au lieu le plus connu et le plus spectaculaire de la Great Ocean Road : les Douze Apôtres. Ce sont des formations géologiques comme à Etretat mais en plus grand nombre. Il y en avait douze à l’origine d’où ce nom de Douze Apôtres mais il n’en reste maintenant plus que huit.

 

 


Les Douze Apôtres

 
 

8 mai :

Toujours sur notre route vers Adelaide, nous nous arrêtons au bord d’un lac salé.

 

 

 

Salt Creek

 

Sur certaines portions, la route est complètement déserte, avec parfois des lignes droites de presque 50 km…

 

 

 

 
Après deux nouveaux jours de route (et 2200 km en une semaine depuis Melbourne) nous arrivons enfin dans la région d’Adelaide, après un passage éclair dans deux régions viticoles situées sur le chemin : Langhorne Creek (située dans une région presque désertique) et la Mc Laren Vale, située en bordure de l’océan, avec un climat plus frais et dont les vins sont réputés.

 

Le soir nous arrivons dans une troisième région viticole, la principale d’Australie : la Barossa Valley (située un peu au nord d’Adelaide).

 

9 mai :

Nous visitons la Barossa Valley et allons dans quelques caves. Certaines sont petites comme Henschke ou Turkey Flat Vineyards, nous y dégustons de très bons vins. D’autres sont énormes commet l’incontournable Jacob’s Creek. La marque Jacob’s Creek est le vin australien le plus vendu dans le monde et certainement le plus connu. Cette marque appartient à Orlando winery qui elle-même appartient à Pernod Ricard (on peut donc dire que le vin australien le plus vendu dans le monde (à l’exportation mais pas en Australie) est produit par une société française, c’est inattendu).

Au cours de cette journée dans la Barossa nous avons pu voir de très vieilles vignes de plus de 150 ans et même une syrah plantée dans les années 1840, soit près de 170 ans pour la plus vieille. Il n’y a pas de phylloxera dans la Barossa Valley ce qui a permit de conserver de très vieilles vignes.

 


Syrah de 170 ans, Barossa Valley

 

Le soir nous arrivons à Adelaide ou nous allons passer une journée avant de prendre le « Ghan », le train qui relie Adelaide au sud à Darwin au nord en traversant le désert. Il est connu pour être un des voyage en train parmi les plus spectaculaires. Nous nous arrêterons dans le centre de l’Australie appelé « Red Centre », à Alice Springs, en plein milieu du désert. Le voyage en train doit quand même durer plus de 25 heures…

 

A bientôt dans l’Outback !

 

Par JustineThierry
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Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /Mai /2008 05:54

28 avril :

Nous voici arrivés à Melbourne, première étape de notre périple. Nous avons déjà eu un aperçu de cette ville lorsque nous sommes arrivés en Australie et lors du Grand Prix de Formule 1 mais nous allons enfin avoir un peu plus de temps pour découvrir cette magnifique ville.


Melbourne compte 4 millions d’habitants, c’est la deuxième ville d’Australie. C’est une très jolie citée qui allie modernisme et histoire. Il est très surprenant de voir de minuscules petites églises au pied d’immenses buildings. Melbourne s’est fortement développée vers 1850 avec la ruée vers l’or et la prospérité apportée par les mines permit la construction de nombreux  édifices que l’on peut encore aujourd’hui admirer.

A cette époque de très nombreux immigrants chinois débarquent à Melbourne pour aller travailler sur les champs aurifères malgré l’instauration d’une taxe pour limiter leur afflux. Aujourd’hui la communauté chinoise de Melbourne est très importante. Il y a d’ailleurs un quartier chinois très animé (Chinatown) et on a souvent l’impression d’être en Asie lorsqu’on marche dans les rues de la ville.

De 1901 (création de la fédération d’Australie) à 1927 , Melbourne abrita le parlement fédéral. En 1927 le parlement s’installe à Canberra qui devient la capitale.

Melbourne est une ville très dynamique et en pleine croissance.


 


Melbourne vue de la Yarra river qui traverse la ville.

 

 

 

St Francis church au pied d’un building.


Nous sommes accueillis à bras ouverts par Mary et Mike Radich, des amis australiens du parrain de Justine, adorables ! Nous restons quelques jours chez eux où nous passons de très bons moments.

Thank you very much Mary and Mike, we had a very good time with you !

 

 
 

29 avril :

Aujourd’hui nous visitons les principaux monuments de Melbourne.

 

 


Flinder Street Station, la principale gare de train de banlieue.

 

 

 

Federation Square, tout dernier espace public de Melbourne, qui commémore le centenaire de la fédération des Etats australiens, ouvert en 2002.

 

 

 

La bibliothèque qui date de 1854.

 



St Patrick’s cathedral, une des plus belles cathédrales néogothiques du monde, érigée en 1879.


Dans l’après-midi, nous montons au sommet des Rialto towers, dont la plus haute tour atteint 253 m (c’est une des plus hautes de la ville). L’ascenseur qui nous conduit au sommet ne met que 38 secondes pour parcourir les 58 étages. Melbourne vue d’en haut est vraiment très impressionnante.

 

 

 

Melbourne vue des Rialto towers.

 


Nous sommes aussi éblouis par la spectacle de la ville de nuit.

 
 

 

 

Melbourne by night (même vue que précédemment).

 

30 avril :

 

Nous continuons notre visite en commençant par les plages de St Kilda, les plages les plus proches du centre ville (seulement 10 minutes en tramway)

 

 

 

Melbourne et les plages de St Kilda.

 

Ensuite nous allons au monument érigé à la gloire des soldats australiens morts pendant les guerres appelé « Shrine of remembrance », temple du souvenir.

De nombreux écoliers sont présents sur le site. Les Australiens attachent une grande importance à la mémoire de leurs soldats morts pour la patrie. La semaine dernière, le 25 avril, c’était Anzac Day, le jour le plus important pour les Australiens (mais ce n’est pas la fête nationale). Le 25 avril au lever du soleil, dans toutes les villes et villages a lieu une cérémonie du souvenir. Cette date commémore le massacre des forces australiennes sur les plages de Gallipoli en Turquie pendant la première guerre mondiale. C’est un jour très important dans histoire australienne.

 

 


Shrine of remembrance.

 

Nous quittons Melbourne direction la Yarra Valley,
see you.

 

 

 

 

Par JustineThierry
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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 03:02

Mon travail a la winery est maintenant fini. Apres avoir prolongé de quelques semaines, il est maintenant temps de quitter Rutherglen et de s'elancer sur les routes australiennes. Nous avons passé d'incroyables moments a Rutherglen que nous n'oublirons jamais et avons rencontres des gens vraiment tres attachants que nous esperons revoir un jour. Notre premiere etape de voyage sera Melbourne mais avant cela voici quelques photos et quelques explications sur les vins de la region et sur la winery ou j'ai travaillé.

Rutherglen est une des plus anciennes régions productrice de vin en Australie. Dans les années 1850, c’était même la principale région, exportant la grande majorité de ses vins vers l’Angleterre (à l’époque l’Australie appartenait à l’Angleterre). Rutherglen et sa région représentait alors plus de la moitié des vins australiens. Puis à la fin du 19ème siècle, entre l’arrivée du phylloxéra et l’explosion de l’industrie de l’or dans la région, les vignes ont été en grande parties arrachées. Aujourd’hui, la quasi-totalité des vignes de la région sont plantées sur porte-greffe résistant au phylloxera mais on peut encore voir quelques vignes centenaires sans porte-greffe. Rutherglen n’est plus une importante région productrice de vin en Australie (aujourd’hui c’est l’état du South Australia qui produit la moitié des vins australiens) mais est réputée pour la qualité de ses vins fortifiés et de ses Durifs.

  

 
La région est très intéressante en matière de vins puisqu’on y trouve une extraordinaire variété : Sparkling wines blancs et rouges (équivalent des champagnes), Muscat (Vin doux naturel), Tokay (Hongrie), Porto (Portugal), Sherry (Espagne), Vins blancs et vins rouges.

Les sparklings wines :

Les vins pétillants (ou sparkling) sont faits à partir de chardonnay, pinot gris, pinot meunier pour les blancs, Shiraz pour les rouges. Ce n’est pas la spécialité de la région, le climat y est trop chaud. Pour faire ces vins, la plupart des raisins proviennent des montagnes alentours au climat plus frais. Ici il est courant d’acheter du raisin dans d’autres régions.


Le Muscat :

Le muscat est fait à partir de muscat petits grains brown (entre le rouge et le rosé). Il est complètement différent des Muscats que l’on peut avoir en France. Il est d’abord beaucoup plus sucré puisque le mutage (appelé ici fortification) intervient avant ou au tout début de la fermentation (350 g/L de sucre environ contre 110 g/L dans nos muscats). L’élevage est complètement différent et s’apparente à celui des Banyuls en France. Les muscats sont mis en barriques où ils vont rester de très nombreuses années. La plupart des caves ont des muscats de plus de 50 ans et certaines même ont des muscats centenaires comme Morris Wines qui a un muscat pré-phylloxera (plus de 110 ans). Les barriques sont stockées sous des toits de tôle pour rechercher de grandes amplitudes thermiques et accélérer l’évolution des vins. De plus les barriques ne sont pas ouillées (= complétées) pour permettre une plus grande oxydation. Les millésimes sont assemblés selon le système de la solera (utilisé pour les Portos) ce qui veut dire que chaque année, une veille barrique est complétée avec un millésime plus récent (système pyramidal) ce qui permet d’avoir une qualité constante et de supprimer l’effet millésime.

 

Fûts en solera.

 

 

A la dégustation, les muscats sont d’une couleur tuilée, ambrée. Très doux, beaucoup de consistance en bouche avec des arômes de caramel, chocolat, café, noisette, miel et une très longue persistance aromatique.

 

 

Différents types de Muscat de Morris Wine.


 

Le Tokay :

Les australiens utilisent le nom Tokay pour les vins doux faits à partir de muscadelle. Ils ne peuvent normalement plus utiliser ce nom car il s’agit d’un vin hongrois, comme ils ne peuvent plus utiliser le nom Champagne ou Porto. On voit pourtant encore ce nom écrit sur beaucoup de bouteilles (on voit aussi d’ailleurs écrit le nom Sauternes sur les vins liquoreux fait à partir de Sémillon).

Le tokay est produit de la même manière que les muscats. Il est assez difficile de distinguer un très vieux tokay d’un très vieux muscat.


Le Port :

En Australie on parle de Port et non de Porto puisqu’ils ne peuvent plus utiliser ce nom. Il y a de très bons Port à Rutherglen et en Australie en général. Même pour les portugais qui travaillaient avec moi à la winery il était parfois difficile de distinguer un port australien d’un porto. Les méthodes de fabrication sont les même qu’au Portugal mais alors qu’au Portugal le cépage principal est le touriga, ici c’est le shiraz (syrah) qui est utilisé principalement. Le port est réalisé sensiblement de la même manière que les muscats et les tokays et ils utilisent le système de la solera. 
 

Les vins blancs :

On trouve à Rutherglen de nombreux cépages français et étrangers mais la majorité sont des cépages blancs de la Vallée du Rhône : Viognier, Marsanne, Roussane mais aussi Chardonnay, Riesling, Sauvignon blanc, Sémillon, Gewürztraminer  pour les autres cépages français.

Les vins sont très fruités, avec des arômes boisés assez prononcés.

 

Les vins rouges :

Comme pour les blancs, la majorité des cépages sont des cépages français, mais comme partout en Australie on trouve aussi de nombreux cépages étrangers : Shiraz (Syrah), Mourvèdre, Grenache, Merlot, Cabernet-Sauvignon, Pinot noir…pour les cépages français ; Tempranillo (Espagne), Nebbiolo (Italie), Sangiovèse (Italie), Zinfandel (Californie), Barbera (Espagne), Touriga (Portugal), Saperavi (russe) pour les autres cépages.

A Rutherglen, comme pour les blancs, les cépages rhodaniens sont majoritaires (Shiraz et Mourvèdre) car le climat est sensiblement le même que dans le sud de la vallée du Rhône (pluviométrie annuelle d’environ 600 mm avec une période de sécheresse très prononcée). On trouve aussi les cépages bordelais (Merlot et Cabernet) et bourguignons (Pinot noir) mais la région est trop chaude pour produire des vins de grande qualité avec ces cépages.

Une des particularités de Rutherglen est la présence de Durif. C’est la spécialité de la région en matière de vins rouges. Le Durif est aussi appelé petite Syrah. C’est un cépage d’origine française mais qui n’est plus vraiment présent en France. Ce cépage est particulièrement adapté à la région. Il produit des vins très colorés et très charpentés, très structurés. Ces vins vieillissent très bien. Nous avons pu gouter des Durif vieux de plus de 10 ans qui semblaient encore avoir l’avenir devant eux.

Dans l’ensemble, tous les vins rouges de la région sont très structurés et très boisés. C’est la principale caractéristique des vins australiens. La plupart des vins sont des vins de cépages mais on trouve aussi des assemblages inattendus : Shiraz-Cabernet Sauvignon ou Shiraz-Viognier.

 

 Une parcelle de Shiraz.

 

 

 

 

Rutherglen Estates Winery :

 

 La winery au milieu des champs.

 

 

La winery où j’ai travaillé durant ces trois derniers mois a son propre vignoble. Elle n’achète pas de raisin ailleurs contrairement à beaucoup d’autres caves. C’est la plus importante winery de Rutherglen mais elle reste très petite pour l’Australie. Il y a une vingtaine de wineries à Rutherglen et la majorité font 50 à 100 hectares. Le vignoble de Rutherglen Estates s’étend sur 360 hectares répartis sur 5 sites. Les parcelles font de 50 à 133 hectares. Cette année, 2400 tonnes ont été vinifiées. Seulement 25% du vin produit est vendu par Rutherglen Estates. Le reste est produit pour de grands groupes australiens dont Fosters, le n°2 en Australie.

La winery emploie deux winemakers, Nicole Esdaille et Marc Scalzo ; un caviste, Arron Wells et nous étions cinq employés saisonniers cette années dont 3 étrangers (deux portugais et moi-même).

 

Toute l’équipe de la winery.

De gauche à droite : Marcio le portugais, Shawn le cariste, Arron le caviste, Nicole la chef winemaker, Jono l’australien, Marc l’assistant winemaker, Peter un des tractoristes et moi-même.

 

 

 

 

99% des raisins sont récoltés à la machine directement dans des petites bennes de 2 tonnes qui sont ensuite vidées dans le conquêt de réception.

 

 

 Les cuves vues du dessous avec le pressoir.

 

  

Marc en train de décuver.

 

Pour décuver, le pressoir vient directement sous les cuves.

 

 

Le quai de réception avec un second pressoir à droite utilisé pour les blancs.

 

 

Cuves de fermentation rotatives : pas besoin de remontages ou de pigeages, il suffit de faire tourner les cuves 2 fois par jour.

 

 

Cuves de stockage.

 

Ce qui m’a le plus marqué quand je suis arrivé c’est l’importance accordée à la sécurité des employés et à l’hygiène. Et le standard en matière d’hygiène n’est semble-t-il pas le même en Australie et en Europe. Par exemple, alors qu’en France un simple nettoyage à l’eau suffit souvent, ici ils n’envisagent pas d’utiliser une cuve ou des tuyaux sans les avoir nettoyés avec un produit alcalin (soude ou Cleanskin) puis une neutralisation à l’acide citrique, avant de rincer à l’eau.

 

 

Bacs de nettoyage : cleanskin puis acide citrique et soufre puis eau.

 

 

 Arron pige une benne en fermentation.

 

 

Pour quelques toutes petites cuvées nous utilisions un pressoir à panier.

 

 

La winery étant en plein air, casquette, lunettes de soleil et crème solaire sont obligatoires !

 

 

Les australiens utilisent beaucoup de neige carbonique (CO2 sous forme de glace) pour empêcher toute oxydation des vins.

 

 

Très régulièrement de la neige carbonique est ajoutée dans les cuves pour être sûr qu’il n’y ait pas d’oxygène (ce qui leur permet d'avoir des vins  blancs tres fruites).

 

 

Les méthodes de vinifications sont sensiblement les mêmes qu’en France. La principale différence c’est que les vins produits ici sont des vins très « technologiques », avec beaucoup de produits ajoutés. Les produits sont exactement les mêmes qu’en France et la réglementation est assez similaire mais ici les additions sont systématiques. Tous les raisins sont ensemencés avec des levures sélectionnées, enzymés (pour l’extraction), addition de tanins et d’acide tartrique systématiques. La plupart des produits et les levures sont exactement les mêmes que ceux que j’ai pu utiliser en France et beaucoup de produits sont de marque française. C’était assez inattendu d’être à l’autre bout du monde et de préparer exactement les mêmes levures que dans mes précédentes vinifications.


 

Le local contenant les différents additifs utilisés.

Les australiens utilisent aussi beaucoup de copeaux de chêne (chêne français en majorité) c’est pourquoi les vins sont toujours très boisés.

Lors de ces vinifications j’ai pu observer de nombreux petits ustensiles qui facilitent le travail de cave (pourquoi nous n’avons pas ça en France ?!). J’ai aussi eu la chance de travailler dans le laboratoire les dernières semaines. Toutes les analyses sont réalisées à la winery.


 

Shiraz au premier plan, la winery en fond.


Ces vinifications ont été très enrichissantes pour moi et si les australiens restent admiratifs des vins français (mais aussi parfois moqueurs !), nous avons beaucoup de choses à apprendre d’eux.

Par JustineThierry
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Lundi 28 avril 2008 1 28 /04 /Avr /2008 08:26

G’day !


Il ne nous reste plus que deux semaines à Rutherglen, alors nous profitons de chaque instant au maximum ! Le travail à la winery devenant moins intense, nous pouvons même profiter de trois jours de week-end…


Vendredi 18 avril :

Nous partons pour Oxley, un petit village situé à 60 km environ de Rutherglen, pour rejoindre Florence, une française que nous avons rencontré précédemment au cours du diner chez Marc.
Nous retrouvons Adam, un ami de Florence, chef cuisinier du restaurant de la winery Brown brothers (les caves en Australie ont souvent des restaurants). Adam nous fait visiter Brown brothers. C’est une des plus grosses caves de la région. Elle est connue pour sa taille (20 000 tonnes de raisin vinifiées par an), pour la qualité de ses vins, mais aussi pour la diversité de ses productions dans le « Kindergarten » (jardin d’enfant). Il s’agit en fait d’une petite cave dans la cave où sont vinifiées les petites cuvées et tous les nouveaux cépages en cours d’expérimentation dans la région. Si les vins produits sont satisfaisants (c'est-à-dire si le cépage est adapté à la région), alors ils passeront à un volume de production plus important. Florence travaillait dans la Kindergarten.

 

 

 


Quelques-unes des immenses cuves de vinification de Brown Brother.


L’après-midi, Adam nous emmène dans le parc national du Mont Buffalo qu’il connait très bien : avant de faire de la cuisine il a étudié pour devenir garde forestier et a fait ses études dans ce parc.
Le Mont Buffalo est appelé comme ça car il a l’aspect d’un buffle endormi lorsqu’on le voit de loin. Toute l’année, des visiteurs viennent y camper parmi les gommiers des neiges entourant le Lake Catani, pecher la truite, s’élancer en deltaplane au-dessus de l’Ovens Valley ou escalader de vertigineuses parois granitiques. Situé au commencement des Victorian Alps, c’est une montagne de 1300 m d’altitude qui permet d’avoir une extraordinaire vue sur la plaine, mais malheureusement nous ne pourrons pas en profiter car en cette saison les fermiers brulent les champs avant de les remettre en culture, et le paysage est très enfumé. Mais nous allons avoir bien d’autres surprises.
Tout d’abord, nous trouvons des pistes de ski à son sommet ce qui est assez inattendu. Ensuite l’aspect de cette montagne est très particulier avec de gros blocs de rochers aux formes arrondies qui semblent avoir été posés en équilibre les uns sur les autres.


 

 


Mais surtout, la plus belle surprise survient lorsque nous commençons à sortir les sandwichs pour le lunch : des perroquets aux couleurs incroyables s’approchent, et il nous suffit de mettre quelques miettes de pain dans nos mains pour qu’ils viennent y manger sans la moindre crainte.

 

 

 

Florence s’est fait un nouvel ami : un Crimson Rosella

 


On dirait presque un numéro de cirque...

 

 

 

 

 

 

Après ça nous allons au lac Catani qui se trouve sur un plateau au sommet du Mont Buffalo. Le soleil est voilé, la lumière splendide et la quiétude parfaite.

 

 

Le lac Catani

 

 

 

 

 
Adam, Florence, Thierry et Justine sur un ponton


 



Une grande partie du Mont Buffalo a brûlé l’année dernière. Les feus ne sont pas forcément néfastes pour les forêts d’eucalyptus. Ils sont très résistants et repoussent rapidement avec vigueur. Certaines espèces ont même besoin de feu pour que leurs graines puissent germer. Mais cependant, au sommet du mont, les espèces sont plus fragiles et elles repousseront beaucoup plus lentement. En attendant, le paysage reste marqué par l’incendie.


 

 

Le sommet du Mont Buffalo

 

 

 

 Sans commentaires…

 

 

Samedi 19 avril :

Florence vit chez Simon, un australien very nice, dans le petit village d’Oxley. Le bar du village fait supermarché, pharmacie et garde même le courrier pour tous les habitants du village.

Simon a quelques animaux : des chiens, des poules et des moutons. Pendant la nuit, un agneau est né ! C’est une fille, Simon l’appelle « Princess Flo ».

Le matin nous allons à la Cheese Factory, réputé dans la région pour ses fromages. Effectivement loin du supermarché (ou il faut dire qu’il y a beaucoup de « blocs » de fromage-plastique tout carré) il y a à la Cheese Factory une grande variété de fromages et ils sont très bons !

 

 

 

Adam, Thierry, Florence, Justine et Simon à la Cheese Factory


L’après midi nous allons vivre une expérience extraordinaire. Adam nous emmène chez Maisy Enders : elle s’occupe d’animaux sauvages blessés, et de bébés kangourous (ou koalas…) abandonnés ou dont les parents sont morts. Pour faire cela, Maisy a passé un permis car il est normalement interdit d’avoir des animaux sauvages chez soi. Quelques personnes comme elle dans chaque région s’occupent d’animaux blessés avant de les remettre en liberté.

La ferme de Maisy est perdue au fond d’une vallée, la maison cachée au milieu des arbres. Dès notre arrivée nous apercevons deux kangourous dans le jardin dont l’un a un petit Joey dans la poche (c’est comme ça qu’on appelle les bébé kangourous). Ils nous suivent sur la terrasse.


 

 

Maman kangourou et son petit Joey



Dans la cuisine, un échidné de six mois mange dans un bol un genre de pâté pour chat. Il sort une longue langue qui se tortille et qui lui permet normalement de manger les œufs des fourmis dans les fourmilières.
L’échidné et l’ornithorynque et sont les seuls mammifères qui pondent des œufs et allaitent leurs petits, on ne les trouve qu’en Australie !

 

 

 

 Nous ressortons et Maisy nous montre un animal qui dort dans un carton devant la porte : c’est un bébé wombat de six mois trouvé dans la poche de sa mère malheureusement morte dans un feu de foret. On le prend dans les bras, il est « so cute » ! Et lourd ! Une vraie grosse peluche qui s’endort dans nos bras (tant qu’on ne lui touche pas les pattes, ça il n'aime pas trop).


 

 

 

Nous rentrons à nouveau dans la cuisine ou le fourneau chauffe la pièce. Maisy y laisse toujours des couvertures à chauffer…nous allons bientôt comprendre pourquoi. Elle ouvre le tiroir d’une commode et en sort une espèce de petit sac en laine dans lequel se trouve un minuscule bébé kangourous de trois mois, sans poils, c’est extraordinaire de pouvoir voir ça ! Il y a une plaque chauffante dans le tiroir pour lui tenir chaud.

Elle ouvre ensuite un nouveau tiroir, en sort un autre sac, et à l’intérieur nous découvrons un autre bébé kangourous un peu plus âgé (six mois). C’est complètement surréaliste. Les deux bébés sucent leur ongle de pied, pour se rassurer nous dit Maisy !

Elle ouvre un nouveau tiroir, nouveau sac de laine… et cette fois elle en sort un bébé opossum de six mois. Tous ces animaux ont été trouvés dans la poche de leurs mères décédées. Kangourous, wombats, koalas… sont des marsupiaux, c'est-à-dire qu’ils ont une poche dans laquelle les bébés finissent de se développer. La poche des kangourous s’ouvre vers le haut, la poche des wombats vers l’arrière pour protéger les petits quand ils courent ou creusent.


 


Le bébé kangourou de trois mois !
 


 

Celui-ci a six mois

 


 

 

 

 

 

Le petit opossum

 


Nous ressortons dans le jardin pour aller nourrir un vieux wallabie (14 ans) qui se trouve avec les moutons et qui, lui aussi, tête son pouce pour se rassurer comme un bébé.

Tous les animaux sont en liberté et les kangourous peuvent facilement sauter la clôture s’ils souhaitent partir.

 

 

 

Maisy nous emmène ensuite voir un bébé koala de 6 mois qui a été trouvé au  bord de la Murray River. Il est très éveillé à l’inverse des koalas adultes qui semblent toujours endormis. Il est très doux et vraiment craquant ! C’est une peluche vivante.

 

 

 
Maisy et le petit koala


 

 

 

Nous voyons ensuite un opossum albinos dans une cage, mais il est mieux ici car dans la nature il ferait une proie très facile pour les prédateurs avec sa couleur. En plus celui-ci est aveugle mais il a un bon odorat et sent notre présence, du coup il ne veut pas descendre manger le raisin proposé par Maisy. Il a été trouvé dans un silo à grain.


 

 

 

Pendant ce temps un vieux cockatoo nous observe. Il est en liberté mais vole mal et reste dans le jardin. Il a plus de cinquante ans. Very funny, il sait dire « hello » et danse en se balançant de droite à gauche quand on chante sa chanson favorite, « happy birthday » !


 

 

 

Nous sommes aussi observés depuis bien une heure par un mouton et un émeu curieux qui émet un drôle de son, un genre de claquement guttural. Ils sont tous deux très vieux.

 

 

 

Tous les jeunes animaux dont Maisy s’occupe partiront un jour, et elle ne les retiendra pas, l’appel de la nature est trop forte. Ils sont seulement là pour leur permettre de survivre au début, de vivre leur vie sauvage après. Certains resteront peut-être dans les parages, libres d’aller et venir.

Nous avons passé une après midi complètement surréaliste et incroyable. Nous avons eu vraiment beaucoup de chances de voir de si près tous ces animaux.

 

 


Le soir, Florence fête son anniversaire au restaurant avec tous les gens avec qui elle a créé des liens pendant deux  mois de travail. Elle devait rentrer en France dans un mois, après des vacances, mais elle a décidé de rester un an jusqu’à la fin de son visa. Elle a trouvé du travail dans une cave voisine.

 

 

 

 

 


Pour fêter ça nous allons après le restaurant tester les nuits australiennes dans une boite de nuit (ou plutôt un pub qui fait boite de nuit). Les filles font leur show dans leurs robes de soirée ou tenues totalement excentriques.



Dimanche 20 avril :

 Le matin nous allons voir un match de footy joué par les enfants. Ils vont moins vite que des adultes bien sur et nous allons enfin pouvoir comprendre les règles ! Le footy est un sport typiquement australien, joué surtout dans le Victoria et beaucoup plus populaire que le rugby, plutôt joué à Sydney. Par contre, pas ou très peu de soccer (notre foot) en Australie, ils trouvent ce sport trop lent et ennuyeux ! Le footy est un mélange de rugby, de soccer et de basket qui se joue sur un terrain ovale. Il se joue au pied et à la main et peut être assez violent comme peut l’être le rugby.


 
Nous avons passé un super weekend avec Florence, Simon et Adam.


Thank you for all Flo, enjoy your holidays !
Thank you Simon for your hospitality and your funny jokes (the locks are already changed ?) and thank you Adam for all that you did for us, the weekend was great !

 

 

 

Par JustineThierry
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Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 08:02

Good day ! How’s it going ?
(à prononcer le plus vite possible dans sa barbe, et en le nasalisant).


Le temps passe si vite, et nous n’avons pas envoyé de nouvelles sur le blog depuis un long moment. Mais nous sommes tellement occupés ! La semaine, nous travaillons (Thierry à la winery et Justine fait les vendanges, va à l’école et, nouveau job, colle les labels sur les bouteilles de vins et les médailles…en plus du dogsitting pour Bob, le chiot de la winery !), et les weekends sont bien remplis…

 

Dimanche 9 mars :

C’est le premier weekend de « Taste of Rutherglen » : il s’agit d’une fête des vignerons ou plutôt des « wineries » (caves) qui a lieu sur 2 weekends, un genre de portes-ouvertes des caves. Toutes les wineries participent et organisent des animations, des « workshop » (ateliers) sur tel ou tel sujet concernant le vin, des concerts, des repas et bien sûr des dégustations. C’est l’occasion de déguster beaucoup de vins de la région, et des bus amènent les gens d’une winery à l’autre.

Le matin, nous assistons à la winery Cofield à un atelier sur la fabrication des « sparkling  wines » (= champagnes sauf qu’ils n’ont le droit de les appeler Champagne). Ensuite, nous assistons à un concert à Buller wines, assis sur des bottes de paille. Puis, direction la winery Stanton and Killeen pour déguster leurs « Vintage Port », les Portos millésimés. Enfin, nous nous dirigeons vers Campbells pour tester leurs Durif (spécialité de la région).

 


Marcio, Kim et Thierry dégustent les Durif de Campbells.

 

 

Kim et Thierry devant des barriques en solera.

 



Le soir, nous prenons la route pour aller à Chiltern, et y assister à un rodéo. Ambiance garantie : chapeaux et bottes de cowboys, musique country ! (quasiment tous les australiens que nous connaissons qui travaillent en extérieur ont un chapeau de cowboy pour se protéger du soleil).

Les premiers « Bull Riders » ouvrent le show : les enfants montent les veaux. Mais quels veaux ! Dans l’arène, ils soulèvent des nuages de poussière, se cabrent, bondissent dans tous les sens pour tenter de mettre à terre leurs cavaliers.

 

Les enfants sont bien protégés avec un corset et un casque.



Le but du jeu de la « battle with the Bull », c’est de réussir à monter le taureau 8 secondes, en se tenant d’une seule main, et d’arriver à détacher avant de sauter du taureau la corde par laquelle on se tient : elle est fortement serrée autour du poitrail, et c’est surtout ça qui rend les bestiaux fous furieux.
Un cavalier à cheval est chargé de poursuivre les bêtes pour les faire rentrer dans le paddock avant d’ouvrir la porte à un autre taureau déchaîné monté par un « bull rider ».
Attention, pas d’amateur : les « bull rider » qui entrent dans l’arène sont des professionnels, des genres de grandes familles comme celles du cirque qui voyagent à travers toute l’Australie pour faire des démonstrations. Des « bull rider » célèbres vivent de différents shows organisés un peu partout, en gagnant des prix (argent) pour avoir effectuer la meilleure prestation.


Après les enfants sur les veaux, une course à cheval a lieu pour les filles. Elles doivent faire le meilleur temps dans un parcours autour de trois barriques. Ce sont vraiment de bonnes cavalières ! La plus petite participante a 4 ans (et monte un cheval, pas un poney) !


Maintenant, les gros taureaux vont entrer en piste. Les cowboys viennent se présenter au public, tout y est : chapeaux, chemises à carreaux, jeans, protections à franges pour les jambes et bottes.
Les bestiaux sont amenés dans de petites cages où ils ne peuvent plus bouger, bloqués de part et d’autre par les barrières de fer. C’est là que les cowboys qui vont les monter les préparent en les harnachant avant de monter dessus, de s’agripper à la corde en l’entourant plusieurs fois autour de leur main. La porte est alors ouverte et le taureau s’élance violemment dans l’arène.

 

La porte n°5 va bientôt s’ouvrir…


Les bestiaux sont impressionnants, avec une grosse bosse sur l’échine et le poitrail qui pend. Leurs cornes sont quand même partiellement coupées.
Les « bulls » sont complètement déchainés, peu de cowboys arrivent à tenir les 8 secondes règlementaires. Ils dégagent une puissance impressionnante !

 



Assister à un rodéo nous a vraiment bien plu !

 


Dimanche 16 mars :


Levés très tôt, nous partons de la maison à 6h30 pour prendre le train pour Melbourne afin d’assister au Grand Prix d’Australie de Formule 1, le premier de la saison.
Après 3 heures dans la campagne australienne, nous voilà à Melbourne. Direction Albert Park où a lieu la course : il est situé en pleine ville !


 

En arrière-plan, les immeubles de Melbourne.



La chaleur est mortelle, 38°C à l’ombre (mais bien sûr il n’y a pas un pouce d’ombre) et le soleil en Australie est nettement plus violent qu’en Europe. On cuit, tartinés de crème et recouvert du coup d’une épaisse couche de poussière.
Après le tour d’honneur des pilotes, et les démonstrations aériennes (avec un impressionnant Boeing de la Qantas, la compagnie australienne, qui rase la ville) la course commence. Bouchons d’oreilles indispensables !

 

En arrière plan, une Toyota lancée à 200 km/h (dans une courbe, car en ligne droite les voitures montent à plus de 300 km/h).

Hamilton finit vainqueur de cette course chaotique (seulement 7 pilotes sur 22 ont atteint l’arrivée !),et nous repartons vers Rutherglen, très contents de cette journée…

 



Vendredi 21 mars :

Je (Justine) fait du babysitting, ou plutôt du dogsitting pour Bob, le petit chiot de Nicole, winemaker de la winery ! En passant le matin elle le dépose à la maison et le récupère le soir. Il est « so cute » ! Je le garde régulièrement, on s’amuse comme des petits fous tous les deux…

 

Nicole et Bobby à la winery Rutherglen Estates



Le soir, c’est soirée au pub. Nous parions sur les courses de chevaux et de chiens (lévriers) qui ont lieu en direct, comme de vrais australiens.
Il y a beaucoup de pub en Australie. Dans certains, perdus au milieu de la campagne, on a eu l’impression de se retrouver dans la cuisine des habitants tenanciers du pub, avec les enfants en pyjamas prêts à aller se coucher !
Dans les pubs de Rutherglen, les trophées de chasse ou de pêche sont exposés aux murs (têtes d’énormes carpes de la Murray River…), et le juke-box passe à la demande de vieilles chansons sympathiques !

 

De gauche à droite : Oscar, Johana, Steve, Madalena, Marcio attendent avec impatience les résultats des courses !

 



Dimanche 30 mars :

Nous nous rendons à l’exposition annuel de fleurs et de fruits et légumes de Rutherglen. C’est amusant de voir les premiers prix décernés aux pastèques et citrouilles !

 





Lundi 31 mars : une journée typique de « grape picking » :

Aujourd’hui, c’est encore un jour avec « grape picking », je (Justine) fait les vendanges à la winery Pfeiffer. Dans la région, ce sont surtout des australiens à la retraite ou sans emploi qui font les vendanges pour arrondir les fins de mois (Old Nick, sur la photo à droite, a 72 ans !).

 

Toute la joyeuse équipe du grape picking.


 

Dur dur de travailler…



Après l’effort, le réconfort : quel délice de savourer une bonne « pie » à la viande en rentrant à Rutherglen. ! Les Australien mangent souvent juste une « pie » (tourte) pour le « lunch » à midi, et ne s’arrêtent de travailler qu’une vingtaine de minutes. Le repas du soir est plus important.
A Rutherglen, nous avons la chance d’avoir une boutique très renommée, Parker Pies, qui gagne de nombreux concours avec ses pies au poulet, bœuf, agneau, buffle, émeu, kangourou et même crocodile…




Pour rentrer à la maison, je coupe à travers le golf, où de nombreux et toujours magnifiques oiseaux se regroupent pour nicher le soir. Voilà encore quelques photos, car on ne s’en lasse pas !

 

« Eastern Rosella »

 

 

 


Groupe de “Galahs”



Puis je traverse le “Caravan Park”, le camping, à la tombée du jour. Les couchers de soleil sont très souvent magnifiques ici.

 

Coucher de soleil sur le Lake King, dans le Caravan Park.

 



Samedi 5 avril :


Le soir, nous roulons pendant une heure jusqu’à Beetchworth pour nous rendre à la party de Marc, le second winemaker de Rutherglen Estates. Il habite une très joli maison avec sa femme et des trois enfants, au milieu des collines, entourée de ses plantations de vignes. Tout le personnel de la cave est au rendez-vous. Nous passons une très agréable soirée et nous goûtons beaucoup de vins australiens et d’autres pays.

 

 



Dimanche 6 avril :


Arron, qui travaille à la winery, nous emmène visiter les environs de Beechworth. Après une longue promenade sur les « gravel road », les chemins caillouteux (beaucoup de routes ne sont pas goudronnées dans la campagne) nous arrivons aux chutes d’eaux des Whoolshed Falls. Arron nous montre les « bubble », les trous d’eau en forme de bulle creusés par l’eau dans la roche.

 




Après un bon barbecue sur un « barbie » public de Beechworth, nous repartons visiter d’anciennes mines d’or : les Wallaby mines. Les entrées sont perdues au milieu d’une forêt d’eucalyptus et recouvertes par les ronces et fougères. Seul quelqu’un qui connait bien le coin est capable de les retrouver. Arron s’est même déjà aventuré à l’intérieur avec une bonne lampe torche, marchant pendant plus d’une demie heure sur la roche (crazy !). Nous irons seulement au bout d’une galerie d’une dizaine de mètre qui débouche dans une grande salle avec des ouvertures dans le plafond.
Dans la forêt, des restes des dispositifs permettant de casser la roche pour extraire l’or sont encore en place, recouverts par la végétation. Nous voyons des choses assez unique et sans Arron nous ne serions jamais venu ici !
 

 

Entrée d’une vieille mine d’or.



Sur le chemin du retour, nous faisons un arrêt pour monter au sommet du Mont Pilot et observer le coucher de soleil sur les environs (vue à 360°) : magnifique !

 

Arron est vraiment un australien typique ! Toujours son chapeau de cowboy et une bière à la main.

 



Samedi 12 avril :


Le matin nous avons rendez-vous avec Mick Morris de la winery Morris Wine. Marcio l’a appelé pour prendre rendez-vous. Il y est déjà allé une fois et a pu goûter un vin prephylloxera (un Muscat), c'est-à-dire vieux de plus de 110 ans. Il nous a montré la vidéo, ce vin ressemble à une liqueur, très visqueuse, mais apparemment exceptionnel au goût. Ce très vieux muscat, Mick Morris s’en sert pour améliorer le muscat récent : une cuillère à café suffit à sublimer une barrique de 100 litres de muscat.
Mick Morris est une personne très respectée à Rutherglen et certainement un des meilleurs producteur de vins fortifiés d’Australie.
La visite est vraiment très intéressante. Mick nous montre les cuves de vinification et le stockage des barriques. Il y en a de toutes les tailles, dans tout les sens, difficile de s’y retrouver. Elles semblent vraiment vieilles, avec beaucoup de toiles d’araignées !

 


Après la visite, Ben qui travaille au caveau nous fait déguster presque tout les Sherry, Porto, Muscat et Tokay. C’est une dégustation exceptionnelle...


 

Au centre, Mick Morris.



Le soir, c’est la « vintage party », la soirée organisée par la winery Rutherglen Estates pour fêter la fin des vendanges (et du plus gros du travail de cave). Nous partons tous de Rutherglen dans un mystérieux bus : personne ne sait où l’on va, et le patron de la winery, Phill, nous annonce que celui qui devine la destination gagnera une bouteille du meilleur vin de la cave (en général, la soirée est organisée dans un restaurant).

Nous sommes une cinquantaine entre les personnes qui travaillent à la winery et au vineyard (vignoble) et celles qui travaillent au cellar door (caveau). Il y a une sorte d’ambiance de sortie scolaire dans le bus, c’est le soir où on a le droit de s’amuser autant qu’on veut !

Première étape : arrêt au bord de la Murray River pour prendre un apéritif. Ensuite, le mystérieux bus nous amène… dans un vieux hangar métallique d’un des vignobles de la cave ! Surprise, surprise : ce hangar, qui ne sert qu’à entreposer les tracteurs en temps normal, a été nettoyé et aménagé pour la soirée. Des tables ont été dressés autour de grand réchauds, des bottes de pailles servent à s’assoir un peu partout, des lampions colorés sont suspendus aux vieilles poutres. Un abreuvoir pour les vaches, rempli de glaçon, permet de tenir le vin blanc au frais. Un mouton entier grille plus loin sur le feu. Un petit groupe joue de la musique principalement ozi (australienne). Un autre feu de bois est allumé à l’extérieur pour permettre aux fumeurs de ne pas se geler pendant la pause cigarette… Tout y est pour créer une ambiance chaleureuse et campagnarde !




L’ambiance est très sympa autour d’un repas très simple mais délicieux. Au cours de la soirée, le prix des « vintage villains » est remis : il s’agit de récompenser celui qui a fait la plus grosse bêtise dans la cave pendant la vinification. Marc, le second vinemaker remporte le prix : il a oublié d’ouvrir la porte située au-dessus du pressoir pendant qu’il envoyait le jus à l’intérieur par la vanne située sur le côté, ce qui fait que la pression est montée à l’intérieur du pressoir pour finir par exploser avec un véritable geyser de jus !

 

Marc « the geyser » restera gravé sur la plaque des "vintage villains"

 

De gauche à droite : Thierry, Justine, Shawn, Nicole, Jono


C’était vraiment une très bonne soirée, qui sonne un peu la fin de notre aventure à Rutherglen même si nous restons encore deux semaines ici. Marcio s’en est allé le lendemain, Madalena ne va pas tarder et je (Thierry) part seul travailler à la cave le matin… Allez, pas de nostalgie précoce, l’aventure n’est pas finie !



See you !!

Par JustineThierry
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